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Structure du récit, comparaison des variantes, oralité et poétique du merveilleux

Cette fiche aide à utiliser les contes merveilleux pour travailler la structure du récit, la comparaison des versions, l’oralité, les motifs récurrents et la distinction entre conte-type, version, variante et adaptation.

Domaine Enseignant·e·s
Publics visés La fiche s’adresse aux professeur·e·s des écoles, enseignant·e·s de français, langues, histoire, philosophie, arts, professeur·e·s documentalistes, formateur·rice·s et intervenant·e·s pédagogiques.
Usage principal Structure du récit, comparaison des variantes, oralité et poétique du merveilleux
Point de vigilance Adapter le conte au cadre professionnel concerné ; ne pas transformer les motifs en grille automatique d’interprétation.
Publics concernés
  • Professeur·e·s des écoles.
  • Enseignant·e·s de français, de langues, d’histoire, de philosophie ou d’arts.
  • Professeur·e·s documentalistes, formateur·rice·s et intervenant·e·s pédagogiques.
Ce que les contes merveilleux peuvent apporter

Les contes merveilleux permettent de travailler la structure du récit, l’oralité, les personnages-types, les motifs récurrents, les objets magiques, les épreuves et les transformations.

Ils aident à distinguer un résumé, une version complète, une variante, une adaptation, un motif, un épisode, une fonction narrative et un conte-type.

Ressources du site à mobiliser
  • Fiches conte-type pour accéder à la trame générale.
  • Résumés narratifs pour préparer rapidement une séance.
  • Variantes régionales pour comparer les versions.
  • Table des matières du catalogue pour situer les conte-types.
  • Notices sur les collecteur·rice·s pour travailler le passage de l’oral à l’écrit.
  • Sections sur la poétique du conte et index des motifs.
Pistes d’utilisation
  • Comparer deux versions d’un même conte.
  • Identifier les étapes du récit.
  • Repérer les répétitions, les structures ternaires et les épreuves impossibles.
  • Étudier les êtres merveilleux : ogres, fées, diables, animaux auxiliaires, morts reconnaissants.
  • Faire réécrire une version contemporaine.
  • Distinguer conte merveilleux, mythe, légende et roman.
Exemple de séance

Thème : comparer deux versions d’un même conte. La séance peut commencer par la lecture d’un résumé de conte-type, puis par la lecture de deux variantes courtes. Les élèves repèrent les personnages communs, les différences de lieux, les objets, les épreuves, les aides et les fins. La conclusion porte sur ce qui reste stable et sur ce qui varie.

Questions possibles pour les élèves
  • Quels éléments se retrouvent dans les deux versions ?
  • Quels éléments changent ?
  • Le héros ou l’héroïne agit-il/elle de la même manière ?
  • L’aide magique est-elle identique ?
  • La fin produit-elle le même effet ?
  • Que faut-il conserver pour reconnaître le même conte-type ?
Contes-types et motifs particulièrement utiles
Précautions
  • Adapter les versions à l’âge des élèves.
  • Gérer le fait que certains contes anciens comportent des scènes violentes.
  • Ne pas réduire le conte merveilleux à une morale.
  • Éviter de présenter une version littéraire célèbre comme la “version vraie” du conte.
  • Faire comprendre que les contes existent par leurs variantes.
Parcours de consultation recommandé
  • Choisir un conte-type connu ou accessible.
  • Lire la fiche de synthèse.
  • Sélectionner deux variantes.
  • Repérer les motifs principaux.
  • Utiliser la poétique du conte pour enrichir l’analyse.
  • Construire une activité de comparaison, de réécriture ou d’oralisation.
En résumé

Cette fiche aide à utiliser les contes merveilleux pour travailler la structure du récit, la comparaison des versions, l’oralité, les motifs récurrents et la distinction entre conte-type, version, variante et adaptation.

Repères bibliographiques sur les usages du conte à l’école et dans l’enseignement

Cette bibliographie privilégie les ouvrages utiles aux enseignant·e·s, formateur·rice·s et médiateur·rice·s qui souhaitent travailler avec le conte en classe : oralité, compréhension des récits, langage d’évocation, culture littéraire, production orale ou écrite, médiation culturelle et pédagogie narrative.

Ouvrages pédagogiques directement centrés sur le conte à l’école

  • Anne Popet et Évelyne Roques, Le conte au service de l’apprentissage de la langue : cycles 2 et 3, Paris, Retz, 2000.
    Notice LISEO – France Éducation international
    Ouvrage très directement exploitable pour l’école élémentaire : écoute active, mémorisation, expression orale, syntaxe, vocabulaire, appropriation et restitution des contes.
  • Anne Popet et Josépha Herman-Bredel, Le conte et l’apprentissage de la langue : maternelle-CP, Paris, Retz, 2002.
    Notice de médiathèque
    Référence utile pour le cycle 1 et le début du cycle 2 : spécificité du conte, typologie, symboles, corpus de contes et pistes d’exploitation en classe.
  • Anne Popet et Hervé Thibon, Une année autour des contes : PS/MS/GS – Cycle 1, Paris, Nathan, 2018.
    Notice Nathan
    Méthode annuelle pour la maternelle, articulant compréhension de contes, activités langagières, imagination, arts plastiques et réalisation d’albums.
  • Serge Martin, Les Contes à l’école : le(s) Petit(s) Chaperon(s) rouge(s), Paris, Bertrand-Lacoste, coll. « Parcours didactiques à l’école », 1997.
    Notice HAL
    Ouvrage de didactique consacré à l’exploitation scolaire d’un conte patrimonial et de ses variantes. Intéressant pour travailler la comparaison, la réécriture, l’intertextualité et la culture littéraire.

Comprendre, raconter, reformuler

  • Sylvie Cèbe et Roland Goigoux, collection Narramus : apprendre à comprendre et à raconter, Paris, Retz.
    Présentation Retz de la collection Narramus
    Même si tous les supports ne sont pas des contes merveilleux, la démarche est très utile pour comprendre comment le récit peut soutenir les apprentissages, la mémorisation, la compréhension et la prise de parole en classe » : apprendre à comprendre un récit en apprenant à le raconter, mémoriser les événements, travailler les états mentaux des personnages, installer le langage d’évocation.
  • Ministère de l’Éducation nationale – Éduscol, Lectures à l’École : des listes de référence.
    Page Éduscol
    Ressource institutionnelle pour choisir des œuvres patrimoniales, classiques ou contemporaines adaptées aux cycles scolaires. Les contes y trouvent naturellement leur place dans la construction d’une culture littéraire commune.

Médiation culturelle, difficulté scolaire et grands récits

  • Serge Boimare, L’Enfant et la peur d’apprendre, Paris, Dunod, coll. « Enfances », édition récente 2024.
    Notice Dunod
    Référence importante pour l’usage des grands récits, contes, mythes et textes fondateurs auprès d’élèves empêchés d’apprendre. Le conte y apparaît comme support de médiation culturelle et de relance de la pensée.
  • Serge Boimare, Ces enfants empêchés de penser, Paris, Dunod, coll. « Enfances ».
    Extrait sur Cairn.info
    Complément du précédent. Utile pour comprendre la fonction scolaire des récits symboliquement forts : donner forme aux peurs, soutenir l’attention, ouvrir un espace de parole et de pensée.

Références anglo-saxonnes utiles

  • Kieran Egan, Teaching as Story Telling : An Alternative Approach to Teaching and Curriculum in the Elementary School, Chicago, University of Chicago Press, 1986.
    Notice University of Chicago Press
    Référence majeure pour penser l’enseignement lui-même comme mise en forme narrative. Utile au-delà du conte : histoire, sciences, savoirs scolaires et construction d’une progression sous forme de récit intelligible.
  • Martha Hamilton et Mitch Weiss, Children Tell Stories : Teaching and Using Storytelling in the Classroom, 2e éd., Richard C. Owen Publishers, 2005.
    Notice Richard C. Owen Publishers
    Guide pratique de référence pour apprendre aux élèves à raconter eux-mêmes. Intéressant pour des ateliers d’oral, de mémoire narrative, de restitution et de prise de parole.
  • Jack Zipes, Speaking Out : Storytelling and Creative Drama for Children, New York/Londres, Routledge, 2004.
    Notice Routledge
    Ouvrage important pour relier conte, expression orale, jeu dramatique, créativité et éducation critique. Particulièrement utile pour les projets mêlant narration, théâtre, parole collective et réécriture.
  • Teresa Cremin, Rosie Flewitt, Ben Mardell et Joan Swann dir., Storytelling in Early Childhood : Enriching Language, Literacy and Classroom Culture, Londres/New York, Routledge, 2017.
    Notice Routledge
    Référence récente sur le récit oral, la dramatisation, le jeu symbolique et les apprentissages langagiers dans la petite enfance. Intérêt particulier pour la maternelle et les premières années de scolarité.
  • Jerome Bruner, The Culture of Education, Cambridge, Harvard University Press, 1996.
    Notice Harvard University Press
    Référence théorique pour situer le récit dans la construction du sens, de la culture et des apprentissages. Moins directement pratique, mais utile pour donner un fondement cognitif et culturel à l’usage des récits en classe.

À retenir

  • Pour la pratique de classe : Popet, Roques, Herman-Bredel, Martin, Hamilton et Weiss.
  • Pour la maternelle et le langage oral : Popet-Thibon, Narramus, Cremin-Flewitt-Mardell-Swann.
  • Pour les élèves en difficulté : Boimare.
  • Pour le cadrage théorique : Egan, Bruner, Zipes.