Raconter un conte merveilleux

Raconter un conte merveilleux

Présence conteuse, voix, public, entrée dans le merveilleux et organisation d’une racontée

Cette fiche porte sur l’acte de conter lui-même : présence, voix, regard, rythme, relation au public, entrée dans le merveilleux, conduite du récit et retour vers le monde ordinaire.

Une fois le conte travaillé, le conteur ou la conteuse ne restitue pas simplement une suite d’épisodes. Il ou elle devient le témoin d’une histoire intérieurement vue, puis rend cette histoire partageable par une parole adressée.

Public concerné Conteurs, conteuses, artistes de la parole, médiateur·rice·s, enseignant·e·s, bibliothécaires et toute personne qui raconte oralement devant un public.
Moment du travail Pendant la racontée : présence, adresse, rythme, silences, interaction, voix, gestion de l’écoute, ouverture et clôture.
Principe Conter consiste à faire voir et entendre une histoire, non à réciter un texte ni à jouer tous les personnages.
Point de vigilance La présence du conteur sert le récit. Elle ne doit pas recouvrir le conte, le transformer en démonstration personnelle ou imposer au public des affects non travaillés.
1. Qu’est-ce que conter ?

Conter ne consiste pas seulement à restituer une suite d’épisodes. Le conteur ou la conteuse se présente d’abord comme le témoin d’une histoire intérieurement vécue. Avant de parler, il faut avoir traversé le conte en imagination : lieux, seuils, personnages, gestes, silences, mouvements du corps, objets décisifs.

La parole vient ensuite rendre partageable ce qui a été vu. Si rien n’est vu intérieurement, l’auditoire risque de ne rien voir non plus.

Le conteur comme témoin

Le conteur parle comme quelqu’un qui revient d’un lieu où il a vu quelque chose. Cette posture donne une grande force au récit : elle permet de dire des événements impossibles sans les expliquer, parce qu’ils sont présentés comme des faits réels dans le monde du conte.

Certaines formules traditionnelles de clôture reposent sur ce principe. Le conteur affirme avoir été présent à la noce, au festin ou dans le royaume du conte, puis avoir été renvoyé vers l’auditoire pour tout raconter.

2. Rêver l’histoire avant de la dire

Le travail d’imagination ne s’arrête pas quand la version est préparée. Avant de raconter, le conteur doit rêver l’histoire : reconstruire les scènes, éprouver les passages, regarder les lieux, vérifier les enchaînements, écouter les paroles décisives.

On peut penser ce travail comme celui d’un cinéaste intérieur : choisir les plans, les angles de vision, les distances, les moments de rapprochement, les scènes vues de loin, les scènes vues presque à hauteur de visage.

Questions de présence intérieure
  • Quelles scènes sont déjà visibles intérieurement ?
  • Quels lieux doivent être parcourus avec précision ?
  • Quels passages restent encore abstraits ou trop résumés ?
  • Quelle image ouvre la scène ? Quelle image la ferme ?
Décisions pour la parole
  • Ralentir les scènes qui doivent être vues.
  • Accélérer les déplacements secondaires.
  • Préserver les silences devant les images fortes.
  • Garder des points de vue clairs : de loin, de près, depuis le seuil, depuis le personnage.
3. Conter n’est pas théâtraliser

Le conteur peut faire entendre un personnage, mais il ne s’installe pas durablement dans ce personnage comme le ferait un acteur dans une scène théâtrale. L’incarnation reste souvent brève, légère, traversante.

Un ogre n’a pas besoin d’être surjoué. Une voix plus basse, un ralentissement, un regard, puis une phrase comme « ça sent la chair fraîche » peuvent suffire. Le conteur revient ensuite à sa place de narrateur au centre du récit.

Cette retenue laisse au public l’espace nécessaire pour fabriquer ses propres images. Trop de jeu peut fermer l’imaginaire en imposant une seule représentation.

4. Être conteur, sans jouer au conteur

Il faut distinguer conter et faire le conteur. Certaines personnes peuvent être tentées de s’installer dans un personnage de conteur : voix fabriquée, gestes attendus, ton solennel, imitation d’un conteur connu ou reproduction d’une manière apprise en stage.

La parole conteuse gagne au contraire à partir d’une présence plus juste : voix réelle, rythme personnel, manière de regarder, silences, sensibilité propre. Le public a besoin de sentir une personne présente, engagée dans ce qu’elle raconte, non une image de conteur fabriquée pour la scène.

Un autre piège tient à l’ego du conteur. L’enjeu d’une racontée n’est pas de faire admirer la personne qui raconte. La présence conteuse est nécessaire, mais elle reste au service du récit.

Dans une racontée juste, le signe le plus précieux n’est pas forcément d’entendre : « Quel conteur magnifique ! », mais plutôt : « Quelle histoire superbe ! ».

5. Choisir une langue que l’on maîtrise

Le choix de la langue racontée est décisif. Le conteur ou la conteuse doit pouvoir parler dans un registre où la parole reste libre, naturelle et sûre.

Le passé simple peut donner une grande beauté à un conte merveilleux, à condition d’être réellement maîtrisé. Une erreur de temps, d’accord ou de tournure peut faire sortir le public du récit. Le présent de narration peut être utilisé pour rapprocher une scène, accélérer une action, rendre un danger plus immédiat ou faire entendre un moment décisif.

  • Choisir un temps principal de narration.
  • Utiliser le présent de narration seulement lorsqu’il accompagne un effet précis.
  • Garder les formules traditionnelles lorsqu’elles portent l’entrée dans le conte.
  • Éviter une langue précieuse, ampoulée ou artificielle si elle sonne faux.
  • Raconter avec une langue vivante, tenue, mais habitable.
6. Ne pas faire porter au public ses propres affects

Un conte n’est jamais choisi tout à fait par hasard. Certains récits touchent des zones intimes : abandon, peur, injustice, perte, violence familiale, violence sexuelle, solitude, mort apparente, délivrance ou reconnaissance. Cette résonance peut donner de la force à la racontée, à condition d’être travaillée avant de se présenter devant le public.

Conter ne consiste pas à faire sa thérapie en direct, ni à déposer sur le public ses propres affects douloureux. Les émotions fortes doivent être reconnues, traversées, mises à distance. Le public peut recevoir la peur, la tristesse, la cruauté ou l’injustice présentes dans le conte, mais il ne doit pas être contraint de subir l’émotion personnelle non travaillée de celui ou celle qui raconte.

Vigilance

Une émotion maîtrisée peut nourrir la parole conteuse. Une émotion non élaborée risque au contraire de troubler la relation d’écoute et de déplacer le centre de la racontée du conte vers la personne qui raconte.

7. Installer la relation avec le public

Raconter, c’est maintenir une relation vivante avec le public. La racontée se construit dans l’écoute : regards, respirations, silences, signes d’attention, relances, formules d’appel et de réponse.

Des formes comme « Et cric ? Et crac ! », « Histoire ? Raconte ! » ou d’autres formules issues du répertoire traditionnel peuvent créer une complicité. Elles peuvent être proposées dès le début : « Si vous ne demandez pas la suite, le conte peut s’en aller ». La réponse des auditeurs devient alors une preuve d’attention et de désir d’entendre.

  • Prévoir quelques points d’interaction, sans interrompre inutilement le récit.
  • Observer les signes de fatigue, de tension ou de relâchement.
  • Relancer l’écoute avant une nouvelle étape importante.
  • Garder la juste distance : assez proche pour créer confiance, assez fidèle au récit pour ne pas disperser les images.
8. Préparer l’ouverture et la clôture

Les formules d’ouverture ne sont pas de simples ornements. Elles signalent que la parole change de régime. Elles autorisent l’entrée dans un temps autre, où le vrai et le faux ne se distribuent plus comme dans la conversation ordinaire.

Les formules de clôture ont une fonction symétrique : elles raccompagnent le public hors du récit. Elles permettent de revenir du monde merveilleux sans refermer le conte par une explication.

Moment Fonction
Avant le conte Installer l’écoute, créer la confiance, déplacer le public hors du réalisme immédiat.
Formule d’ouverture Marquer l’entrée dans un autre régime de parole.
Silence initial Donner au public le temps d’entrer dans l’image.
Formule finale Rappeler le rôle de témoin du conteur ou de la conteuse et raccompagner le public vers le monde commun.
Après-conte Laisser retomber les images, alléger ou prolonger selon l’intensité du récit.
9. Organiser une racontée autour d’un grand conte merveilleux

Raconter un grand conte merveilleux ne consiste pas seulement à préparer le conte lui-même. Il faut aussi penser la place qu’il occupe dans l’ensemble de la racontée.

Le merveilleux profond demande une entrée progressive. Une menterie traditionnelle, un conte de mensonge suivi d’un conte facétieux peuvent préparer l’écoute. Ils déplacent le public hors du réalisme immédiat, détendent l’atmosphère et installent une première complicité.

Agencer les contes autour d’un grand conte merveilleux
Moment Fonction dans la racontée Choix possible
Entrée Détendre, créer la confiance, déplacer l’écoute hors du réalisme immédiat. Menterie traditionnelle, conte de mensonge, conte facétieux bref.
Seuil Marquer que l’on entre dans un autre régime de parole. Formule d’ouverture, silence, changement de rythme, phrase rituelle.
Grand conte merveilleux Conduire le public dans un monde où les impossibilités deviennent agissantes. Conte long avec départ, épreuves, images fortes, danger, transformation, reconnaissance.
Sortie Raccompagner le public vers le monde commun. Formule finale, adresse légère, retour du conteur comme témoin imaginaire.
Après-conte Alléger l’écoute après les images profondes ou inquiétantes. Conte facétieux, histoire brève, menterie finale, chant ou parole de clôture.

Vigilance

Le conte merveilleux peut faire traverser des images très fortes. Le cadre de la racontée protège cette traversée. Avant le conte, il prépare l’écoute. Pendant le conte, il permet d’accueillir la peur, l’étrangeté et la violence symbolique. Après le conte, il aide le public à revenir.

10. Garder le conte au centre

La racontée réussie ne se mesure pas seulement à la performance visible du conteur. Elle se mesure à ce que le public reçoit : images, rythme, peur tenue, émerveillement, attente, soulagement, reconnaissance, désir de réentendre ou de raconter à son tour.

Le conteur donne son corps, sa voix et sa présence au récit, mais il accepte aussi de s’effacer partiellement derrière lui. Cette discrétion active donne au conte la place dont il a besoin.

Le conteur n’est pas absent : il est le passage. Il tient le fil, ouvre les portes, accompagne les seuils, puis laisse le récit agir dans l’imaginaire du public.

En résumé

Raconter un conte merveilleux, c’est faire passer une histoire préparée de façon onirique dans une parole vivante. Le conteur ou la conteuse ne récite pas un texte : il ou elle voit, adresse, rythme, écoute, ajuste et maintient un cadre où le merveilleux peut être reçu.

La qualité de la racontée repose sur une présence juste, une langue maîtrisée, une relation attentive au public, une entrée claire dans le monde du conte et une sortie qui raccompagne l’écoute vers le monde commun.

Repères bibliographiques sur l’art de conter

Cette bibliographie rassemble les principales ressources françaises et francophones sur l’art de conter : présence conteuse, voix, répertoire, relation au public, formation, oralité contemporaine, renouveau du conte et transmission des arts de la parole.

L’art de conter ne se réduit ni à la lecture à voix haute, ni au théâtre, ni à la récitation d’un texte appris. Il engage une parole adressée, une mémoire d’images, une relation directe au public, une manière d’habiter le récit et un rapport vivant au répertoire.

Textes de conteurs et conteuses sur leur pratique

  • Bruno de La Salle, Lettres à un jeune conteur, ou le Jeu de la narration tranquille, Saint-Claude-de-Diray, Éditions Hesse, 2016.
    Compte rendu dans les Cahiers de littérature orale
    Texte majeur sur la parole conteuse. Bruno de La Salle y aborde l’oralité, la mémoire, la narration, la lenteur, le rapport au récit et la place du conteur dans une tradition réinventée.
  • Michel Hindenoch, Conter, un art ? Propos sur l’art du conteur, 1990-1995, La Loupiote, 1997 ; rééd. Le Jardin des mots, 2007.
    Bibliographie BnF/CNLJ de Michel Hindenoch
    Référence française incontournable. Hindenoch y pense le conte comme art autonome, distinct de la récitation, de l’acteur de théâtre et de la simple animation.
  • Jean-Claude Renoux, L’Art de conter : la pratique et le répertoire du conteur, Aix-en-Provence, Édisud, coll. « L’Espace du conte », 2006.
    Notice Fnac
    Ouvrage pratique sur le répertoire, la préparation, l’histoire des formes du conte et l’expérience concrète du conteur. Il reprend et prolonge Paroles de conteur.
  • Pépito Matéo, Le Conteur et l’imaginaire, Aix-en-Provence, Édisud, 2005 ; rééd. Atelier Baie, 2010.
    Notice Atelier Baie
    Référence précieuse sur le travail de l’imaginaire, le corps, la voix, l’espace, la relation aux autres, les images et les jeux de langue dans la pratique conteuse.
  • Pépito Matéo, Des contes à régler – Des règles à conter, Atelier Baie, 2017.
    Notice Atelier Baie
    Ressource utile pour travailler une histoire, éprouver des images, jouer avec la parole et passer d’un matériau de conte à une forme racontable.
  • Catherine Zarcate, Clartés : variations sur l’art de conter, La Grande Oreille, 2022.
    Notice La Grande Oreille
    Texte poétique et réflexif sur l’art de conter. Les 101 variations éclairent la création, l’écoute, la présence, le rêve partagé et la nécessité subtile de la parole conteuse.
  • Myriam Mallié, Conter, Noville-sur-Mehaigne, Esperluète, 2013.
    Notice Bibliothèque municipale de Lille
    Texte francophone important, entre journal de bord, récit de vie et réflexion sur une pratique. Il permet d’approcher le conte depuis l’expérience longue d’une conteuse, formatrice et accompagnatrice de création.

Entretiens, paroles de conteurs et mémoire du renouveau

  • Henri Gougaud et Bruno de La Salle, Le Murmure des contes, propos recueillis par Isabelle Sauvage, Paris, Desclée de Brouwer, 2002.
    Notice Fnac
    Dialogue essentiel entre deux figures majeures du renouveau du conte en France. L’ouvrage relie expérience artistique, tradition orale, scène, mémoire, voix et transmission.
  • Collectif, Secrets de conteurs : 17 entretiens, 17 contes et 1 cahier pratique, Paris, BnF / Centre national de la littérature pour la jeunesse, hors-série n° 3 de La Revue des livres pour enfants, 2016.
    Présentation BnF/CNLJ
    Ressource très utile pour entendre la diversité des parcours de conteurs et conteuses. Les entretiens rendent visibles les choix de répertoire, les formes de transmission, la relation aux publics et les manières contemporaines d’habiter la parole.
  • Bruno de La Salle, Michel Jolivet, Henri Touati, Francis Cransac et al., Pourquoi faut-il raconter des histoires ?, Paris, Autrement / Mondoral, 2 vol., 2005-2006.
    Bibliographie BnF/CNLJ de Bruno de La Salle
    Ensemble de paroles et de réflexions sur la nécessité de raconter aujourd’hui. Utile pour situer le conte dans une société dominée par l’écrit, les écrans, la vitesse et la fragmentation de l’écoute.
  • Maria Patrini, Les Conteurs se racontent, Genève, Slatkine, 2002.
    Notice Bibliothèques de Paris
    Ouvrage fondé sur la parole des conteurs. Il donne accès à une mémoire du métier, des trajectoires personnelles, des apprentissages et des tensions liées à la professionnalisation.
  • Geneviève Calame-Griaule dir., Le Renouveau du conte / The Revival of Storytelling, Paris, CNRS Éditions, 1999.
    Notice CNRS Éditions
    Actes essentiels pour comprendre le renouveau du conte comme mouvement artistique, culturel et social. Le conte y apparaît comme pratique contemporaine, et non comme survivance folklorique.

Formation, publics, petits enfants et médiations

  • Hélène Loup, Conter pour les petits, Paris, L’Harmattan, 2013.
    Notice L’Harmattan
    Ouvrage utile pour les récits destinés aux très jeunes enfants : trame simple, gestes, chansons, objets, papiers pliés, attention à la durée, à la clarté et à la qualité de présence.
  • Jean-Claude Renoux, L’Éveil par le conte : petit parcours théorique suivi de 25 historiettes pour parents et éducateurs de jeunes enfants, Aix-en-Provence, Édisud, 1999.
    Notice Fnac
    Ressource centrée sur les jeunes enfants, les historiettes, la transmission orale et l’éveil de l’imaginaire. Elle complète les approches plus scéniques de l’art de conter.
  • Sara Cone Bryant, Comment raconter des histoires à nos enfants, trad. française, Paris, Fernand Nathan, première édition française au début du XXe siècle.
    Compte rendu ancien sur Persée
    Texte historique, daté dans son contexte, mais important pour l’histoire pédagogique de l’art de raconter aux enfants. Il garde un intérêt comme jalon ancien de la transmission orale éducative.
  • Collectif Littorale, L’Art du conte en dix leçons, Montréal, Planète rebelle, 2007.
    Notice de bibliothèque
    Référence francophone importante sur la formation des conteurs, avec des contributions de praticiens et praticiennes. Utile pour comparer les approches françaises, québécoises et plus largement francophones de l’apprentissage du conte.

Formes hybrides, objets et oralité contemporaine

  • Jean Donagan, Raconter avec les objets : une pratique du récit vivant, Aix-en-Provence, Édisud, 2001.
    Notice Eyrolles
    Ressource importante pour les conteurs qui introduisent des objets dans la narration. L’objet modifie la durée, le rythme, la syntaxe, le regard du public et la manière de faire exister l’histoire.
  • Soazig Hernandez, Le Monde du conte : contribution à une sociologie de l’oralité, Paris, L’Harmattan, 2006.
    Notice de bibliothèque
    Ouvrage utile pour comprendre le monde professionnel du conte, ses réseaux, ses scènes, ses publics, ses formations et ses tensions entre tradition, création et professionnalisation.
  • La Grande Oreille, revue des arts de la parole.
    Site de la revue
    Revue centrale pour suivre la vie contemporaine du conte : récits de tradition orale, mythes, légendes, contes urbains, scènes, écoles, bibliothèques, hôpitaux, festivals, portraits et réflexions de praticiens.
  • Marc Aubaret, Muriel Bloch, Pépito Matéo, Catherine Zarcate, Jihad Darwiche, Praline Gay-Para et autres conteur·euse·s, articles, entretiens et dossiers publiés dans La Grande Oreille, La Revue des livres pour enfants et les ressources du CNLJ.
    Journée BnF/CNLJ « Il sera une fois les conteurs… »
    Ces ressources permettent d’entendre la pluralité des voix conteuses, des répertoires, des démarches scéniques et des manières de transmettre le conte aujourd’hui.
  • Pascal Quéré dir., Dans le vivier du conte : La Revue du Conteur, Association Dans le vivier du conte, années 1990.
    Présentation détaillée des numéros sur Être conteur aujourd’hui ?
    Revue rare, mais précieuse, consacrée à l’art de conter et au renouveau du conte : pratique du conteur, répertoire, transmission, questions professionnelles, parole des conteurs et réflexion sur la fonction du récit oral. Publication de 1994 à la fin des années 1990, avec Pascal Quéré comme directeur de publication.

Repères

  • Pour la pratique du conteur : Bruno de La Salle, Hindenoch, Renoux, Matéo, Zarcate.
  • Pour la parole des conteurs et conteuses : Le Murmure des contes, Secrets de conteurs, Patrini, Pourquoi faut-il raconter des histoires ?.
  • Pour l’histoire du renouveau du conte : Calame-Griaule, Hernandez, La Grande Oreille.
  • Pour les jeunes publics : Hélène Loup, Renoux, Sara Cone Bryant.
  • Pour les formes hybrides et l’objet : Jean Donagan.
  • Pour suivre la création contemporaine : La Grande Oreille, BnF/CNLJ, maisons du conte, festivals et centres d’arts de la parole.