Création artistique

Création artistique et narrative

Adapter les contes merveilleux dans les arts visuels, scéniques, graphiques, audiovisuels et interactifs

Cette fiche s’adresse aux créateur·rice·s qui travaillent le conte merveilleux dans d’autres formes que la narration orale : cinéma, film d’animation, album illustré, bande dessinée, théâtre, marionnettes, théâtre d’objets, théâtre de papier, création sonore, arts plastiques, installation, jeu narratif ou dispositif interactif.

Le conte merveilleux y est envisagé comme un matériau de création : trames, variantes, motifs, images, objets, seuils, métamorphoses, épreuves, reconnaissances et passages entre mondes. L’enjeu n’est pas de « mettre en scène » un conte comme s’il s’agissait d’un texte fixe, mais de comprendre ce qui agit dans le récit pour pouvoir le déplacer dans une autre forme artistique.

Domaine Création artistique et narrative
Publics concernés Scénaristes, réalisateur·rice·s, artistes d’animation, illustrateur·rice·s, auteur·rice·s d’albums, dramaturges, metteur·euse·s en scène, marionnettistes, artistes du théâtre d’objets ou de papier, créateur·rice·s sonores, artistes visuels et concepteur·rice·s de récits interactifs.
Usages principaux Adaptation, réécriture, transposition visuelle ou scénique, dramaturgie, scénarisation, composition d’images, création de personnages, conception d’univers narratifs et travail sur les motifs merveilleux.
Point de distinction Le métier de conteur relève d’un autre travail : présence, voix, adresse directe, mémoire orale, relation au public et organisation d’une racontée. Ces questions sont traitées dans les deux fiches consacrées à la préparation et à la pratique du conte oral.
Point de vigilance Un motif n’est pas un simple décor. Une clef, une forêt, un animal auxiliaire, une peau, une chambre interdite ou une chaussure de reconnaissance n’ont de force que par leur fonction dans le récit.
Une fiche pour les arts narratifs autres que le conte oral

Les contes merveilleux intéressent de nombreux arts narratifs parce qu’ils offrent des formes très concentrées : un manque initial, un départ, une épreuve, une aide, un seuil, un interdit, une métamorphose, une reconnaissance, une restauration ou un changement de statut.

Cette fiche ne porte pas sur la manière de raconter oralement un conte. Elle concerne plutôt les opérations de transposition : comment un conte devient scénario, séquence visuelle, album, scène, objet manipulé, image fixe, monde sonore, parcours interactif ou dramaturgie d’espace.

  • Le cinéma peut travailler le conte par le montage, le cadrage, l’ellipse, la lumière, la transformation et les seuils visuels.
  • Le dessin animé rend visibles les métamorphoses, les disproportions, les objets actifs et les mondes impossibles.
  • L’album illustré organise la relation entre texte, image, page, silence, répétition et surprise visuelle.
  • Le théâtre transpose le conte dans l’espace, les corps, les voix, les signes, les objets et la présence scénique.
  • Le théâtre d’objets ou de papier donne au merveilleux une forme matérielle minimale : une silhouette, une boîte, une ombre, un fragment, un mécanisme, un objet déplacé.
  • Le jeu narratif peut exploiter les quêtes, les bifurcations, les interdits, les épreuves et les choix à conséquences.
Ce que le conte merveilleux offre aux créateur·rice·s

Le conte merveilleux propose des dispositifs narratifs. Ces dispositifs peuvent être repris, déplacés, condensés ou inversés.

Élément du conte Potentiel de création
Manque initial Point de départ dramatique : faim, perte, pauvreté, exclusion, enchantement, promesse non tenue.
Interdit Organisation du suspense : chambre interdite, objet à ne pas ouvrir, parole à ne pas prononcer, lieu à ne pas franchir.
Seuil Passage visuel ou scénique : forêt, porte, pont, puits, montagne, escalier, rideau, miroir, coulisse.
Objet actif Accessoire dramatique : clef, anneau, chaussure, peigne, peau, baguette, mouchoir, coffre, instrument.
Métamorphose Forme privilégiée pour l’image, l’animation, le masque, le costume, la marionnette ou la transformation sonore.
Épreuve Structure d’action : tri impossible, veille, combat, quête, silence, fuite, poursuite, reconnaissance.
Reconnaissance Scène de révélation : signe matériel, corps marqué, objet conservé, parole retrouvée, identité rétablie.

Le même motif peut changer de fonction selon le récit. Une bague peut unir, appeler une aide, prouver une identité, piéger, protéger ou trahir.

Travailler à partir des variantes plutôt que d’une version unique

Les contes merveilleux ne se limitent pas aux versions les plus célèbres. Une même famille narrative peut exister sous des formes très différentes selon les pays, les régions, les collectes, les éditions et les publics.

Pour une création artistique, la comparaison des variantes ouvre plusieurs possibilités :

  • éviter de reproduire mécaniquement une version canonique ou scolaire ;
  • retrouver des épisodes oubliés, plus rudes, plus étranges ou plus ambigus ;
  • choisir un point de vue secondaire : sœur, frère, animal, ogre, auxiliaire, faux héros, objet, lieu ;
  • déplacer le contexte sans perdre la structure narrative ;
  • faire apparaître ce qui appartient au noyau du conte-type et ce qui relève d’une version particulière ;
  • assumer une réécriture en signalant les sources qui l’ont nourrie.

Cette démarche n’interdit pas l’invention. Elle donne simplement plus de liberté, parce qu’elle montre que le conte a toujours vécu de variations.

Cinéma, film d’animation et récit audiovisuel

Le cinéma et l’animation peuvent travailler le conte par la composition visuelle : profondeur de champ, seuils, métamorphoses, apparitions, jeux d’échelle, répétitions, ellipses et ruptures de régime.

Question de création Enjeu pour l’image animée
Comment entrer dans le merveilleux ? Par un seuil visuel : forêt, nuit, porte, tunnel, escalier, miroir, chute, traversée.
Comment montrer l’impossible ? Par la métamorphose, le changement d’échelle, l’apparition, le montage ou la logique propre à l’animation.
Comment éviter l’explication excessive ? En laissant certaines images agir par leur étrangeté : silence, plan fixe, détail d’objet, répétition, hors-champ.
Comment maintenir la forme du conte ? En conservant la netteté du trajet : manque, départ, épreuves, aide, transformation, reconnaissance.

L’adaptation audiovisuelle peut enrichir le conte, mais elle peut aussi l’écraser sous la psychologie explicative, le commentaire ou la spectacularisation. Le merveilleux devient plus fort lorsque l’image laisse subsister une part d’énigme.

Illustration, album et bande dessinée

Dans l’album et la bande dessinée, le conte se transforme en relation entre texte, image, page, cadre, séquence, silence et rythme de lecture. L’image ne se contente pas d’illustrer ce qui est déjà dit : elle peut retarder, contredire, amplifier, déplacer ou révéler.

  • La double page peut devenir seuil : entrée dans la forêt, apparition du château, franchissement d’un monde.
  • Le hors-champ peut porter la peur sans la montrer frontalement.
  • La répétition graphique peut accompagner les trois épreuves, les trois frères, les trois visites ou les trois tentations.
  • La couleur peut marquer les passages : monde ordinaire, monde merveilleux, danger, enchantement, retour.
  • L’objet peut devenir signe visuel récurrent : clef, chaussure, plume, anneau, couteau, peau, fruit, coffret.
  • Le cadrage peut modifier le point de vue : regarder depuis l’enfant, depuis l’animal, depuis l’ogre, depuis l’objet ou depuis le seuil.

Le conte merveilleux donne aux illustrateur·rice·s un matériau particulièrement riche parce qu’il travaille avec des images nettes, peu psychologisées et fortement mémorisables.

Théâtre, marionnettes, théâtre d’objets et théâtre de papier

Les formes scéniques peuvent exploiter la puissance matérielle du conte. Une table, une boîte, une silhouette découpée, une peau, une lampe, une ombre, un tissu ou un objet minuscule peuvent suffire à faire surgir un monde.

Forme scénique Ce que le conte peut y activer
Théâtre Conflits, seuils, interdits, doubles, usurpations, reconnaissances, scènes de révélation.
Marionnette Métamorphose, corps déplacé, présence animale, disproportion, apparition d’êtres non humains.
Théâtre d’objets Objets agissants : clef, soulier, anneau, coffre, couteau, bol, peau, fruit, miroir.
Théâtre de papier Décors successifs, plans, coulisses, apparitions, changements d’échelle, mondes emboîtés.
Ombres Forêt, nuit, menace, animalité, doubles, silhouettes, passages et présences inquiétantes.

Les formes pauvres ou miniatures conviennent très bien au conte merveilleux. Elles ne cherchent pas à imiter le réel : elles font exister le récit par signes, déplacements, matières et apparitions.

Création sonore, musique et paysage d’écoute

Le conte merveilleux peut devenir matière sonore même lorsqu’il n’est pas raconté oralement. Sons, silences, motifs musicaux, voix fragmentaires, bruits d’objets, espaces réverbérés et paysages acoustiques peuvent porter une dramaturgie du merveilleux.

  • une formule peut revenir comme motif sonore ;
  • un objet peut être reconnu par son timbre ;
  • un lieu peut se définir par sa texture acoustique : forêt, grotte, château vide, eau, vent, pas, souffle ;
  • une métamorphose peut être entendue avant d’être vue ;
  • la peur peut être portée par un silence plutôt que par un effet spectaculaire ;
  • le retour au monde ordinaire peut s’entendre par une simplification progressive du paysage sonore.

Cette dimension intéresse autant la création radiophonique que le cinéma, le théâtre, l’installation, le jeu vidéo ou les parcours patrimoniaux.

Jeux narratifs, récits interactifs et mondes fictionnels

Les contes merveilleux fournissent des structures très efficaces pour les formes interactives : quête, choix, épreuve, échange, aide, interdit, dette, malédiction, objet à obtenir, passage à franchir, monde à réparer.

Le risque principal consiste à réduire le conte à une série de missions. Or le merveilleux ne tient pas seulement aux obstacles : il tient aussi aux règles étranges du monde, aux dons, aux dettes, aux paroles tenues ou trahies, aux objets qui savent plus que les personnages, et aux reconnaissances tardives.

  • Quête : chercher un être, un remède, un objet, une parole, une identité.
  • Choix : aider ou refuser, parler ou se taire, partager ou garder, obéir ou transgresser.
  • Dette : recevoir une aide oblige souvent à répondre plus tard.
  • Épreuve : impossible dans le monde ordinaire, mais franchissable par ruse, aide ou enchantement.
  • Reconnaissance : la fin du récit dépend souvent de la preuve, du signe ou de l’identité rétablie.
Sources, droits et responsabilité de l’adaptation

Les contes traditionnels appartiennent souvent au domaine public, mais les traductions, réécritures, illustrations, appareils critiques, éditions modernes et adaptations contemporaines peuvent être protégés. Une création inspirée d’un conte ancien doit donc distinguer le récit traditionnel, la version consultée et la forme nouvelle produite.

  • Identifier la source utilisée : collecte, édition ancienne, traduction, adaptation, résumé de catalogue ou version moderne.
  • Distinguer récit traditionnel et écriture contemporaine : reprendre une trame ancienne n’autorise pas à reproduire une traduction récente ou une adaptation protégée.
  • Citer les sources lorsqu’elles structurent le projet : cette mention clarifie la filiation documentaire et respecte le travail des collecteur·rice·s, traducteur·rice·s ou éditeur·rice·s.
  • Respecter les traditions situées : un récit local, minoritaire ou associé à une communauté demande plus qu’un usage décoratif.
  • Éviter l’origine fictive : un conte largement diffusé ne doit pas être présenté comme invention propre d’un territoire, d’une famille ou d’un artiste.
Précautions de création
  • Ne pas réduire le conte à de simples choix esthétiques : les motifs ont une fonction dans la structure du récit.
  • Ne pas confondre modernisation et appauvrissement : déplacer un conte dans un univers contemporain suppose de préserver ce qui fait agir le merveilleux.
  • Ne pas psychologiser mécaniquement les figures : le héros, l’ogre, la fée, l’animal ou le faux héros fonctionnent souvent par actions et positions narratives plus que par profondeur psychologique.
  • Ne pas effacer la violence symbolique sans réfléchir à sa fonction : abandon, peur, faim, dévoration, enfermement ou mort apparente peuvent porter le mouvement du conte.
  • Ne pas confondre toutes les versions : une version littéraire, une collecte orale, une traduction et une adaptation pour enfants n’ont pas le même statut.
  • Ne pas présenter une variante locale comme origine exclusive : un conte peut être très important pour un territoire tout en appartenant à une famille narrative largement diffusée.
En résumé

Pour les arts narratifs, le conte merveilleux fournit des structures, des images, des objets et des situations capables de nourrir l’écriture, l’image, la scène, l’animation, le son et l’interactivité.

La création gagne à partir des variantes, à identifier la fonction des motifs, à distinguer les sources et à choisir avec précision ce qui sera déplacé dans une autre forme artistique. Le travail du conteur relève d’une autre fiche, centrée sur la parole, la présence et la relation directe avec le public.

Repères bibliographiques sur les adaptations artistiques et narratives du conte

Cette bibliographie concerne les artistes qui travaillent le conte merveilleux hors de la pratique conteuse proprement dite : cinéma, dessin animé, album illustré, bande dessinée, théâtre, marionnette, théâtre d’objets, théâtre de papier, création sonore, jeu narratif ou dispositif interactif.

Le conte merveilleux fournit des structures, des images et des motifs qui peuvent être transposés dans d’autres langages artistiques. L’enjeu est de comprendre ce que chaque art peut transformer : durée, point de vue, espace, voix, corps, image, montage, objet, cadre, rythme, musicalité ou relation au spectateur.

Adaptation, transposition et réécriture

  • Linda Hutcheon, A Theory of Adaptation, New York/Londres, Routledge, 2006 ; éd. augmentée avec Siobhan O’Flynn, 2013.
    Notice Google Books
    Référence utile pour penser l’adaptation comme création autonome. Le passage d’un conte vers le cinéma, le théâtre, l’album, la bande dessinée ou le jeu n’est pas une simple réduction du texte source : chaque médium reconstruit le récit avec ses propres moyens.
  • Jack Zipes, The Enchanted Screen : The Unknown History of Fairy-Tale Films, Londres/New York, Routledge, 2011.
    Notice Routledge
    Ouvrage central pour comprendre l’histoire des contes au cinéma. Zipes permet de ne pas réduire les adaptations filmiques au seul modèle Disney et d’observer la diversité des formes visuelles, politiques et esthétiques du conte filmé.
  • Pauline Greenhill et Sidney Eve Matrix dir., Fairy Tale Films : Visions of Ambiguity, Logan, Utah State University Press, 2010.
    Notice Utah State University
    Recueil utile pour analyser les ambiguïtés du conte au cinéma : genre, pouvoir, mémoire, horreur, parodie, hybridation, détournement et réception contemporaine des figures merveilleuses.
  • Elizabeth Bell, Lynda Haas et Laura Sells dir., From Mouse to Mermaid : The Politics of Film, Gender, and Culture, Bloomington, Indiana University Press, 1995.
    Notice Indiana University Press
    Référence critique pour comprendre les adaptations Disney, leurs imaginaires de genre, leurs choix idéologiques et leurs effets culturels. Utile pour éviter une reprise naïve des versions animées les plus connues.

Cinéma, dessin animé et récit visuel

  • David Bordwell, Narration in the Fiction Film, Madison, University of Wisconsin Press, 1985.
    Notice Google Books
    Référence de narratologie filmique. Elle aide à penser la manière dont le cinéma organise les informations, les attentes, le point de vue, le suspense, la temporalité et la construction progressive d’une histoire par le spectateur.
  • Paul Wells, Understanding Animation, Londres/New York, Routledge, 1998.
    Notice Routledge
    Introduction solide au film d’animation. Le merveilleux y trouve un terrain privilégié : corps métamorphosés, animaux parlants, objets animés, espaces impossibles, transformations visibles et plasticité du monde.
  • Giannalberto Bendazzi, Animation : A World History, Boca Raton, CRC Press / Focal Press, 2015.
    Notice Taylor & Francis
    Grande histoire mondiale de l’animation. Utile pour replacer les récits merveilleux dans une histoire internationale des formes animées, au-delà des studios dominants.

Album illustré, bande dessinée et narration séquentielle

  • Sophie Van der Linden, Lire l’album, Le Puy-en-Velay, L’Atelier du poisson soluble, 2006.
    Notice BnF
    Référence majeure pour comprendre l’album comme forme narrative propre : rapport texte-image, double page, cadrage, rythme, silence, blancs, matérialité du livre et construction du regard.
  • Joëlle Turin, Ces livres qui font grandir les enfants, Paris, Didier Jeunesse, édition augmentée, 2012.
    Notice Didier Jeunesse
    Ouvrage utile pour penser la puissance des albums auprès des enfants : peur, jeu, relation, imaginaire, humour, questions existentielles. Les contes illustrés gagnent à être abordés comme des expériences de lecture, et pas seulement comme des textes accompagnés d’images.
  • Scott McCloud, Understanding Comics : The Invisible Art, New York, HarperCollins, 1993.
    Notice Internet Archive
    Classique sur la bande dessinée comme art séquentiel. Utile pour transposer un conte en cases, ellipses, transitions, cadrages, gestes, signes graphiques et temporalité visuelle.

Théâtre, dramaturgie et mise en scène

  • Yves Lavandier, La Dramaturgie : l’art du récit, Bruxelles, Les Impressions Nouvelles, 8e édition révisée, 2019.
    Notice Fabula
    Référence très utile pour les créateur·rice·s qui transposent un conte en récit dramatique : scénario, théâtre, animation, bande dessinée, récit sonore ou forme scénique. Lavandier aide à penser conflit, objectif, obstacle, ironie dramatique, progression, identification, structure et efficacité narrative, sans enfermer le conte dans une simple grille de scénario.
  • Joseph Danan, Qu’est-ce que la dramaturgie ?, Arles, Actes Sud-Papiers, 2010 ; rééd. 2017.
    Référence dans un article de Joseph Danan sur OpenEdition
    Référence utile pour penser la dramaturgie comme organisation concrète d’un matériau scénique : action, montage, espace, présence, texte, corps et rapport au spectateur.
  • Jean-Pierre Ryngaert, Introduction à l’analyse du théâtre, Paris, Dunod, édition récente.
    Notice Dunod
    Ouvrage utile pour transformer un récit en matériau théâtral : espace, temps, dialogue, personnage, situation, scène et possibilités de mise en jeu.
  • Jacques Lecoq, Le Corps poétique : un enseignement de la création théâtrale, Arles, Actes Sud-Papiers, rééd. 2016.
    Notice Médiathèques Grand Poitiers
    Référence importante pour les formes corporelles, masquées, gestuelles ou visuelles. Les contes merveilleux peuvent y trouver des appuis pour travailler métamorphose, animalité, chœur, mouvement, silence et composition scénique.

Marionnettes, objets, théâtre de papier et formes miniatures

  • Jean Donagan, Raconter avec les objets : une pratique du récit vivant, Aix-en-Provence, Édisud, 2001.
    Notice Eyrolles
    Référence directement utile pour les formes où l’objet devient partenaire du récit. Le conte y passe de la parole seule à une relation entre mots, mains, regards, rythme, manipulation et imaginaire matériel.
  • Anne-Marie Quéruel, Arts visuels & marionnettes et théâtres d’objets : cycles 1, 2, 3 & collège, Canopé éditions.
    Notice Bibliothèques de Paris
    Ressource pratique pour relier texte, figurines, objets, espace visuel, son, décor, lumière, ombres, théâtre de papier et cinéma d’animation.
  • Jean-Luc Mattéoli, L’Objet pauvre : mémoire et quotidien sur les scènes contemporaines françaises, Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011.
    Extrait sur OpenEdition Books
    Référence utile pour comprendre la force scénique de l’objet ordinaire. Un objet pauvre peut devenir signe, personnage, mémoire, paysage ou condensé dramatique.
  • Alain Lecucq, Le Théâtre de papier, Tolosa, TOPIC, 2021.
    Notice du catalogue documentaire des arts de la marionnette
    Repère utile pour les formes miniatures, les décors découpés, les silhouettes, les changements de plan et les récits visuels à petite échelle.
  • Emmanuelle Ebel, « Le théâtre d’objet », Études théâtrales, 2015/2.
    Article sur Cairn.info
    Texte utile pour distinguer le théâtre d’objets, où les objets sont manipulés comme figures, et le théâtre d’objet, où l’objet devient le sujet même du propos scénique.

Repères

  • Pour l’adaptation entre médias : Hutcheon, Zipes, Greenhill et Matrix.
  • Pour le cinéma et l’animation : Bordwell, Wells, Bendazzi.
  • Pour l’album et la bande dessinée : Van der Linden, Turin, McCloud.
  • Pour la dramaturgie et la construction du récit : Lavandier, Danan, Ryngaert.
  • Pour le corps, le jeu et la composition scénique : Lecoq.
  • Pour les formes avec objets, marionnettes ou papier : Donagan, Quéruel, Mattéoli, Lecucq, Ebel.