Gilbert Durand
Structures de l’imaginaire, symboles et régimes de l’image dans la lecture des contes merveilleux
Gilbert Durand est un philosophe, anthropologue et sociologue français, connu pour ses travaux sur l’imaginaire, les symboles, les mythes et les images. Son livre majeur, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire, prolonge les recherches de Gaston Bachelard sur l’imagination poétique en cherchant à organiser les grandes familles d’images autour de schèmes, de symboles et de régimes.
Durand n’est pas un spécialiste du conte merveilleux au sens strict, il aide à comprendre comment les images du merveilleux — monstres, ascensions, descentes, nuit, forêt, eau, feu, grotte, animal, arme, château, chambre interdite, cycle, métamorphose — s’organisent dans de grands ensembles symboliques.
1. Situer Gilbert Durand
Gilbert Durand appartient à la famille des penseurs de l’imaginaire. Agrégé de philosophie, professeur de sociologie et d’anthropologie culturelle, il participe à la fondation du Centre de recherche sur l’imaginaire. Son œuvre dialogue avec Bachelard, Jung, Eliade, Corbin, Lévi-Strauss, la psychologie des profondeurs, l’histoire des religions et l’anthropologie.
Son projet consiste à réhabiliter l’image. Dans une longue tradition intellectuelle, l’imagination a souvent été considérée comme trompeuse, secondaire ou confuse. Durand la traite au contraire comme une dimension fondamentale de la pensée humaine. Les images ne sont pas de simples ornements : elles structurent des manières de comprendre le monde, le temps, la mort, le désir, la peur, la protection et la transformation.
Pour les contes merveilleux, cette perspective est féconde. Le conte travaille avec des images très anciennes et très persistantes. Durand permet de les lire comme des formes organisées de l’imaginaire, et pas seulement comme des motifs dispersés.
2. De Bachelard à Durand : de la poétique des images à leur organisation
Durand prolonge Bachelard, mais il déplace la perspective. Bachelard aide à sentir la puissance poétique d’une image : le feu, l’eau, la maison, la chambre, la flamme, la cendre, le nid, la cave. Durand cherche à organiser ces images dans une anthropologie plus large.
Là où Bachelard part souvent d’une rêverie singulière sur une matière ou un lieu, Durand cherche les grands ensembles qui structurent l’imaginaire humain. Il observe des familles d’images, des oppositions, des gestes symboliques, des régimes de représentation.
Pour l’étude des contes merveilleux, les deux approches se complètent :
- Bachelard aide à lire l’intensité poétique d’une image précise : la cendre de Cendrillon, la chambre interdite, la fontaine, la maison isolée.
- Durand aide à comprendre comment ces images entrent dans de grands systèmes symboliques : ascension, chute, combat, engloutissement, intimité, cycle, retour, transformation.
Bachelard éclaire la profondeur d’une image. Durand aide à voir comment plusieurs images appartiennent à une même architecture imaginaire.
3. Schèmes, archétypes et symboles
Durand distingue plusieurs niveaux dans l’imaginaire. Le vocabulaire est technique, mais il peut être utile dans l’étude des contes.
| Notion | Explication simple | Exemple dans les contes merveilleux |
|---|---|---|
| Schème | Un geste ou une orientation fondamentale de l’imaginaire. | Monter, descendre, trancher, cacher, envelopper, dévorer, renaître. |
| Archétype | Une grande forme imaginaire récurrente. | Le héros, la mère, l’ogre, l’animal auxiliaire, le vieux sage, la forêt, le trésor. |
| Symbole | Une image concrète qui porte une signification plus large. | La clé, le soulier, l’anneau, la pomme, l’épée, la fontaine, le miroir. |
Cette distinction aide à éviter une lecture trop étroite des motifs. Une clé n’est pas seulement un objet dans l’intrigue. Elle condense un schème d’ouverture, un interdit, un accès au secret, une preuve matérielle. Un ogre n’est pas seulement un adversaire. Il concentre des images de dévoration, d’engloutissement, de puissance nocturne et de menace.
4. Les deux grands régimes de l’image
La distinction la plus connue chez Durand oppose le régime diurne et le régime nocturne de l’image.
Le régime diurne rassemble des images de séparation, de verticalité, de combat, d’opposition et de maîtrise. Il est lié à la coupure, à l’arme, à la lumière, à la montée, à la victoire sur le monstre ou sur la confusion.
Le régime nocturne rassemble des images d’intimité, de profondeur, d’enveloppement, de cycle, de retour, de transformation et de continuité. Il comprend à la fois un imaginaire du refuge et un imaginaire du temps cyclique.
| Régime | Images dominantes | Présence dans les contes |
|---|---|---|
| Diurne | Lumière, hauteur, arme, héros combattant, monstre affronté, séparation. | Combat contre le dragon, victoire sur l’ogre, épée, montée au château, épreuve de distinction. |
| Nocturne intime | Maison, grotte, ventre, coffre, nuit, enveloppement, secret, refuge. | Cabane dans la forêt, chambre interdite, cachette, maison de l’ogre, lieu protecteur ou menaçant. |
| Nocturne cyclique | Rythme, retour, saison, métamorphose, renaissance, répétition. | Mort et résurrection, animal redevenu humain, trois épreuves, retour du héros, transformation finale. |
5. Le régime diurne : combattre, trancher, s’élever
Le régime diurne est très présent dans les contes merveilleux héroïques. Il organise les images du combat, de la séparation et de la victoire.
On le rencontre dans les récits où le héros doit vaincre une puissance monstrueuse : dragon, géant, ogre, serpent, bête à plusieurs têtes, brigand, faux héros. L’imaginaire diurne met en scène une lutte contre ce qui menace d’engloutir, de confondre ou de dévorer.
- L’épée tranche et sépare.
- La lumière révèle ce qui était caché.
- La hauteur élève le héros au-dessus du danger.
- Le combat transforme la peur en victoire.
- La preuve distingue le vrai héros du faux prétendant.
Les contes de type tueur de dragon, les combats contre l’ogre ou les récits d’imposteur confondu relèvent souvent de cette logique. Le héros doit séparer le vrai du faux, la victime du monstre, l’ordre du chaos.
6. Le régime nocturne intime : maison, secret, enveloppement
Le régime nocturne ne désigne pas simplement quelque chose de négatif. Il rassemble des images de profondeur, d’intimité, d’abri, de nuit, de ventre, de grotte, de maison et d’enveloppement.
Dans les contes merveilleux, ces images peuvent être protectrices ou dangereuses. Une maison dans la forêt peut sauver les enfants, mais elle peut aussi être la maison de l’ogre. Une chambre peut être refuge, mais la chambre interdite révèle parfois le secret meurtrier du mari. Une grotte peut contenir un trésor, un mort, un monstre ou une puissance de transformation.
Le régime nocturne intime aide à lire des lieux très fréquents :
- la maison isolée dans la forêt ;
- la chambre interdite ;
- la grotte ou le souterrain ;
- le ventre du monstre ;
- le coffre, l’armoire, la cachette ;
- la cave, le puits, le trou, la terre profonde.
Chez Durand, la nuit n’est pas seulement l’obscurité. Elle est aussi l’espace de l’intériorité, du secret, de la gestation et des transformations cachées.
7. Le régime nocturne cyclique : retour, métamorphose, renaissance
Le second versant du régime nocturne concerne les images du cycle, du retour et de la transformation. Le temps n’y est pas seulement vécu comme menace ou fuite. Il peut devenir rythme, alternance, régénération.
Cette logique éclaire de nombreux contes merveilleux :
- le héros ou l’héroïne meurt symboliquement avant de renaître ;
- l’animal redevient humain ;
- l’être enchanté retrouve sa forme première ;
- la jeune fille humiliée devient reine ;
- la répétition de trois épreuves prépare la transformation finale ;
- la perte initiale se renverse en retrouvailles.
Les contes de métamorphose, d’époux animal, de fiancée surnaturelle, de mort apparente ou de reconnaissance finale prennent ici une profondeur particulière. Ils ne racontent pas seulement un succès. Ils organisent une transformation de l’être.
8. Les monstres et les images de dévoration
Les contes merveilleux mettent souvent en scène des figures dévorantes : ogre, ogresse, loup, dragon, serpent, géant, bête, marâtre cannibale, monstre aquatique. Durand aide à lire ces figures comme des images puissantes de l’angoisse.
La dévoration est l’une des grandes menaces du conte. Elle signifie la perte de forme, l’engloutissement, la disparition dans une bouche, un ventre, une forêt, une nuit ou une maison hostile. Le héros doit alors échapper à ce qui absorbe.
Plusieurs scènes du conte peuvent être relues dans cette perspective :
- les enfants menacés par l’ogre ;
- la grand-mère et la fillette avalées par le loup ;
- la maison qui attire pour mieux capturer ;
- la bête qui réclame une jeune fille ;
- le dragon auquel une victime est livrée ;
- le monstre qui garde l’accès à une source, un pont ou un royaume.
Le récit merveilleux transforme cette angoisse en action. La fuite, la ruse, l’arme, l’aide animale ou magique permettent de sortir de l’engloutissement.
9. Ascension, chute et verticalité
La verticalité est un axe fort de l’imaginaire durandien. Monter, descendre, tomber, s’élever, grimper, plonger : ces gestes organisent de nombreux récits.
Dans les contes merveilleux, le haut et le bas ne sont pas de simples indications spatiales. Ils portent souvent une valeur symbolique.
| Mouvement | Exemples dans les contes | Valeur imaginaire possible |
|---|---|---|
| Monter | Tour, montagne, arbre, château, ciel, oiseau | Élévation, conquête, épreuve, désir d’un autre plan. |
| Descendre | Puits, cave, grotte, souterrain, monde d’en bas | Secret, mort symbolique, initiation, danger, profondeur. |
| Tomber | Chute dans un trou, chute sociale, perte de statut | Déclassement, peur, désorientation, entrée dans l’épreuve. |
| Sortir | Évasion du ventre, sortie de la forêt, libération d’un enchantement | Renaissance, délivrance, retour à la forme humaine. |
Cette lecture est très utile pour les contes où l’itinéraire du héros alterne descente et remontée. Le parcours spatial devient une expérience imaginaire complète.
10. Les animaux du conte dans l’imaginaire symbolique
Les animaux occupent une place considérable dans les contes merveilleux. Ils peuvent être adversaires, auxiliaires, époux enchantés, messagers, montures, êtres reconnaissants ou figures d’une puissance non humaine.
Durand permet de les lire comme des images symboliques très actives. L’animal n’a pas seulement une fonction dans l’intrigue. Il donne au récit une énergie particulière : dévoration, ruse, fécondité, fidélité, envol, sauvagerie, médiation entre l’humain et l’Autre Monde.
- Le loup concentre l’appétit, la ruse, la menace de dévoration.
- Le serpent associe danger, profondeur, savoir, renouvellement, ambivalence.
- L’oiseau ouvre vers l’air, l’élévation, le message, la métamorphose.
- Le cheval porte le déplacement, la puissance, la vitesse et parfois la parole prophétique.
- L’animal reconnaissant fait passer le héros d’un monde humain à une solidarité plus large avec le vivant.
- L’époux animal rend visible l’ambivalence du désir, de la peur et de la transformation.
Cette approche est particulièrement utile pour les contes où l’animal est plus qu’un personnage secondaire. Il devient le centre imaginaire du récit.
11. Les objets merveilleux comme condensateurs symboliques
Les contes merveilleux donnent une grande importance aux objets : épée, clé, anneau, coffre, miroir, soulier, baguette, peigne, pomme, robe, mouchoir, chandelle. Ces objets sont des instruments d’action, mais aussi des images fortement condensées.
Avec Durand, ces objets peuvent être lus selon leur fonction imaginaire.
| Objet | Fonction narrative | Valeur imaginaire possible |
|---|---|---|
| Épée | Combattre, couper, vaincre. | Séparation diurne, maîtrise, victoire sur le chaos. |
| Clé | Ouvrir, transgresser, révéler. | Accès au secret, seuil, mémoire de la faute. |
| Anneau | Reconnaître, promettre, prouver. | Cercle, alliance, retour du lien. |
| Coffre | Cacher, conserver, découvrir. | Intimité close, trésor, profondeur domestique. |
| Miroir | Voir, comparer, révéler. | Image, double, vérité dangereuse, rivalité. |
| Soulier | Identifier l’héroïne. | Trace, forme unique, ajustement entre identité cachée et reconnaissance sociale. |
Ces objets stimulent l’imaginaire parce qu’ils relient un geste simple à une signification profonde : ouvrir, trancher, cacher, reconnaître, refléter, ajuster.
12. Mythocritique et mythanalyse
Durand est aussi associé à deux notions importantes : la mythocritique et la mythanalyse.
La mythocritique étudie la présence de structures mythiques dans les œuvres littéraires. Elle cherche les images, les récits sous-jacents, les figures et les schèmes qui donnent à une œuvre sa profondeur imaginaire.
La mythanalyse élargit ce travail à une société ou à une époque. Elle cherche à comprendre quels mythes, quelles images et quelles figures dominent une culture donnée.
| Notion | Définition simple | Intérêt pour les contes merveilleux |
|---|---|---|
| Mythocritique | Lecture des images mythiques dans une œuvre ou un ensemble de récits. | Repérer les figures profondes d’un conte : descente, dragon, mère terrible, quête, renaissance. |
| Mythanalyse | Étude des mythes actifs dans une société ou une époque. | Comprendre pourquoi certains contes, figures ou motifs résonnent fortement dans une culture. |
Pour l’étude des contes merveilleux, ces notions peuvent être utiles. Il s’agit de repérer les réseaux d’images qui sous-tendent un conte ou une famille de contes.
13. Ce que Durand apporte à la lecture des contes merveilleux
L’apport de Durand devient très concret lorsqu’on lit les contes par leurs grandes images récurrentes.
| Question de lecture | Éclairage inspiré par Durand |
|---|---|
| Pourquoi les monstres sont-ils si fréquents ? | Ils donnent forme aux images de dévoration, d’engloutissement, de chaos et d’épreuve. |
| Pourquoi les armes, les clés et les objets tranchants frappent-ils l’imagination ? | Ils relèvent souvent d’un imaginaire de séparation, de distinction, d’ouverture et de maîtrise. |
| Pourquoi la maison du conte est-elle ambivalente ? | Elle peut protéger, cacher, enfermer, nourrir ou dévorer selon le régime d’image qui la domine. |
| Pourquoi les métamorphoses sont-elles si puissantes ? | Elles mettent en scène des passages de forme, des cycles, des renaissances et des transformations de statut. |
| Pourquoi les contes utilisent-ils autant la répétition ? | La répétition peut être l’indice d’un imaginaire cyclique, où le retour prépare la transformation. |
Durand aide donc à relier des images dispersées. Le dragon, l’épée, la chambre interdite, le ventre de l’ogre, la fuite magique, le sommeil, le réveil, la forêt et la reconnaissance finale peuvent être lus comme des éléments d’une vaste organisation symbolique.
14. Exemples d’application aux grands motifs merveilleux
Sans transformer Durand en spécialiste du conte, on peut utiliser ses catégories pour éclairer plusieurs motifs majeurs.
| Motif du conte | Lecture possible avec Durand |
|---|---|
| Le tueur de dragon | Régime diurne : affrontement, verticalité héroïque, arme, séparation du royaume et du monstre. |
| Barbe-Bleue et la chambre interdite | Régime nocturne intime : maison inquiétante, secret, sang, profondeur cachée de l’espace conjugal. |
| Cendrillon | Images de cendre, foyer, humiliation, transformation cyclique, passage de l’obscurité domestique à la reconnaissance. |
| La fille-oiseau ou la femme-cygne | Imaginaire aérien : envol, liberté, vêtement de plumes, tension entre captivité et retour à l’Autre Monde. |
| Les enfants dans la forêt | Nocturne ambivalent : perte, obscurité, maison-refuge, maison-piège, menace de dévoration. |
| L’époux animal | Ambivalence du symbole animal : peur, désir, enchantement, transformation, reconnaissance d’une humanité cachée. |
| La fuite magique | Dynamique de transformation : objets jetés, obstacles créés, métamorphose du paysage, sortie progressive du danger. |
| La reconnaissance finale | Retour du signe juste : anneau, soulier, marque corporelle ou parole véridique rétablissent l’ordre du récit. |
15. Limites et points de prudence
Durand doit être utilisé avec prudence dans l’étude des contes merveilleux. Son œuvre propose une anthropologie générale de l’imaginaire, pas une méthode spécialisée de classification des contes.
- Il ne remplace pas les catalogues Aarne-Thompson-Uther ou Delarue-Tenèze.
- Il ne donne pas une morphologie narrative comparable à celle de Propp.
- Il ne dispense pas de lire les versions dans leur contexte de collecte.
- Il peut conduire à des interprétations trop générales si l’on oublie les détails précis du récit.
- Ses catégories demandent à être maniées comme des outils d’éclairage, non comme des cases rigides.
Pour les contes merveilleux, le bon usage de Durand consiste à partir des images concrètes du récit, puis à observer les familles symboliques auxquelles elles peuvent appartenir. L’interprétation doit rester attachée au texte et à la version étudiée.
16. Place de Durand parmi les théoriciens utiles au conte
Gilbert Durand occupe une place naturelle dans une série consacrée aux approches de l’imaginaire symbolique. Il prolonge Bachelard, dialogue avec Jung et Eliade, et fournit une méthode plus systématique pour organiser les images.
On peut le situer ainsi :
- Bachelard : poétique des matières, de la maison et de la rêverie.
- Durand : organisation anthropologique des images, régimes diurne et nocturne, mythocritique.
- Eliade : sacré, mythe, origine, rites et symbolisme religieux.
- Jung et von Franz : archétypes, inconscient collectif, lecture symbolique des contes.
- Belmont : poétique du conte de tradition orale.
- Lüthi : forme stylistique propre du conte merveilleux.
Dans cet ensemble, Durand donne surtout une grammaire de l’imaginaire. Il aide à comprendre comment les images du conte se groupent, s’opposent, se transforment et produisent une cohérence symbolique.
17. En résumé
Gilbert Durand n’est pas un spécialiste direct du conte merveilleux. Son œuvre est pourtant utile pour lire la force imaginaire des contes. Elle permet de comprendre que les images du merveilleux ne sont pas isolées : elles s’organisent autour de grands schèmes symboliques.
Le régime diurne éclaire les images de combat, de lumière, d’ascension, d’arme et de séparation. Le régime nocturne éclaire les images d’intimité, de profondeur, de nuit, de maison, de ventre, de cycle et de transformation.
Lire les contes avec Durand, c’est prendre au sérieux leur architecture imaginaire : monstres, animaux, objets, lieux, matières, seuils, descentes, montées, métamorphoses et renaissances y composent une poétique symbolique très structurée.
18. Sources et liens utiles
Sources principales
- Gilbert Durand, Les Structures anthropologiques de l’imaginaire. Introduction à l’archétypologie générale, Paris, Presses universitaires de France, 1960 ; nombreuses rééditions.
- Gilbert Durand, L’Imagination symbolique, Paris, Presses universitaires de France, 1964.
- Gilbert Durand, Figures mythiques et visages de l’œuvre. De la mythocritique à la mythanalyse, Paris, Berg International, 1979.
- Gilbert Durand, Introduction à la mythodologie. Mythes et sociétés, Paris, Albin Michel, 1996.
- Gilbert Durand, Champs de l’imaginaire, textes réunis par Danièle Chauvin, Grenoble, Ellug, 1996.
Liens utiles
Note pour le lecteur : cette fiche présente Gilbert Durand à partir de ce que son œuvre apporte à la lecture des contes merveilleux : organisation des images, régimes diurne et nocturne, symboles de combat, de profondeur, d’intimité, de cycle, de métamorphose et de renaissance. Durand n’est pas présenté ici comme folkloriste, mais comme un penseur utile pour comprendre l’architecture imaginaire du merveilleux.