Le conte merveilleux

Catalogue Delarue Teneze

Conte Type T613 Versions
00 - Conte-type 613 - LES DEUX VOYAGEURS (VÉRITÉ ET FAUSSETÉ)
Aa. Th. The Two Travelers (Truth and Falsehood).
— Eléments du thème : Basile IV, 2, Li duje fratielle (Les deux frères).
— Grimm no 107, Die beiden Wanderer (Les deux voyageurs).

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900 - Description ATU (source)

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901 - Description - Aarne et Thompson - The Types of Folktales - 1973 (source)


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0 - Version du catalogue : LA TRAHISON PUNIE - Version du Pays Basque (légèrement écourtée) (source)
CERQUAND, Lég. p. basque, IV, 48-52, n° 95.

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1 - VASSE-DEBRIE, Picardie, non pag. Le petit aveugle.
I : A, A2, C6, D2.
II : A, A3, A6, A5, A8 (lapin), A12.
III : A, A4, fait chanter un coq dans un pays où l'on ne voit pas clair (cf. T. 1650), B, E. Retourne chez sa mère.
IV : A, C, C1.

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2 - MEYRAC, Ardennes, 499-503. Belle-Humeur et Sans-Chagrin. (source)
I : A, A3, A4, C2, C4, D1 (son compagnon propose au héros de lui laisser le gros tas - qui n'est fait que de sous - et lui-même ne prendrait que le petit tas - qui sont les pièces d'or et d'argent- ; mais l'aveugle se dit « aussi bon camarade » et empoche le petit tas), D3.
II : A, A3, A5, A6, A8 (lièvre), A12, A14.
III : A, A4, B, B2, E, D (en lui faisant boire une tisane faite de l'herbe cueillie sur le bord du ruisseau dont l'eau lui a rendu la vue), E1.
IV : A, A3, B, B1, C, C1.

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102 - --- 2 bis. ID. ib., 519-524. Le loup, le renard et le chat. (source)
Débute par histoire de sorcellerie ; le héros est aveuglé à demi par un sorcier qui lui jette une poudre au visage.
II : A, A3, A5, A6, A8 (chat !), A13 (deux), A14.
III : A, A4, D, D5, D8, E1.
IV : Alt. C (le héros lui-même, qui est avare), C1.

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3 - MERKELBACH-PINCK, Loth. erz., I, 53-55. Fronz un Schoseff (François et Joseph).
I : A, A2, C6, D2.
II : A, A3, A4, A5, A6, A12, A14.
III : A, A5, B (en creusant une montagne), le héros délivre un roi en coupant une « main invisible » qui, chaque nuit, le torturait, E.
IV : A, B1, C, C1.

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4 - MERKELBACH-PINCK, Loth. Vm., 112-114. Zwei alte Soldaten (Deux vieux soldats) = ZA Marburg, n° 25047.
I : A, A3, A4, C2, C4, D, D3.
II : A, A3, A8 (sanglier, cerf, chevreuil, chien sauvage), A12.
III : A, A4, B, E, D, D10, E1.
IV : A, A1, B, B1, C, C1.

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5 - MERKELBACH-PINCK, Loth. Vm., 348-352. Der Schuhmacher und der Schneidergesell (Le cordonnier et le tailleur) = ID., Dt. Vm., 140 sq.
I : A, A7 (cf. titre), amoureux de la même jeune fille, C, C1, C4, C5, D2.
II : A, A3, A4, A5, A6, A12.
III : A, A5, B, B1, E, D, D3 (l'offrande), le héros récupère celle-ci et la fait glisser par la princesse dans le tronc à l'église, E1.
IV : A, A1 (d'un rémouleur), B, B1, B2, C, C1.

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6 - ZA Marburg, n° 25610 : MERKELBACH-PINCK, vers. de Waldhouse, arrt. de Sarreguemines, Moselle.

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7 - Ib., n° 25619 : ID., vers. de Willer, arrt. de Forbach, Moselle.

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8 - COSQUIN, C. Lor., I, 84-86, n° 7. Les deux soldats de1689. (source)
I :A, A3, A4, C2, C3, C4, D, D2.
II :A, A3, A5, A6, A8 (sanglier et chevreuil), A12.
III : A, A4, B, B2 (l'arbre de la liberté), E, D10 (celle qui a rendu la vue au héros), E1.
IV : A, A1, B, B1, C, C1.

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9 - ID., ib., 87. Jacques et Pierre. (source)
Rés. dans Remarques au conte précédent.
Eléments différents :
II : A5, A6, A7, A13 (un), A14.
III : A2, A4.

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10 - Ms MILLIEN-DELARUE, Niv. Vers. A. Loyal et Déloyal. (source)
I : A, A2, A11, A12, C, C1 (D. ne veut pas en céder du tout et, en réponse aux reproches de L.), C4, D2.
II : A, A3, A5, A6, A8 (lapin et lièvre), A13 (quatre).
III : A, A1, A5, B (du palais), B1, C, C2 (chaîne d'or), D, D5, et fait manger à la princesse la miette de pain bénit que le crapaud a sur sa langue, E1.
IV : A, A1, B, B1, C (s'arrête là).

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11 - ID., ib. Vers. B. S. t. (source)
I : A1, A3, A4, A12, C2, C4, D2.
II : A2 (près d'une loge), A3, A4, A5, A6, A12.
III : A (en prenant cendres des bêtes), B (dans les jardins du palais), E, D, D5, D7, E1.
IV : A, B1, C, C1.

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12 - ID., ib. Vers. C. L'aveugle et les animaux. (source)
I : A1, A2, A11, C4, D2.
II : A, A3, A6, A7, A8 (non précisés), A12, A14.
III : A, A4, A6, B, B1, E, D, D5, D7, D8, D9. Inachevé.

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13 - ID., ib. Vers. D. Le garçon renseigné par les animaux. (source)
I : A, C2, C4, D2.
II : A2 (dans un fossé), A3, A6, A8, A12.
III : A, A4, D, D5, D7, E, B, E.
IV : A, A1, B1, B2.

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14 - ID., ib. Vers. E. L'aveugle renseigné par les animaux. (source)
I : A, A8, C6, D2 (son guide).
II : A, A3, A4, A7, A8 (tigre), A12.
III : A, A4, B, B2, E, D, D5, D7, D8, D9, E1.

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15 - ID., ib. Vers. F. Les deux voyageurs. (source)
I : A, A3, A4, C2, C4, D2.
II : A, A3 (tous les cent ans !), A4, A7, A6, A5, A12.
III : A, A3, A6 (et autres malades, car l'écorce fait aussi entendre les sourds, parler les muets et ressuscite les morts !), D, D5, D7 (ce crapaud y a fait son nid avec les cheveux que la princesse perdait en se peignant), D8, D9, E, B, C1 (trois serpents), E1.
IV : A, A3, B, B2 (le nomme capitaine) ; le mauvais compagnon, toujours jaloux, le tue à la chasse ; mais avec un morceau de l'écorce merveilleuse, sa femme ressuscite le héros ; il nomme le mauvais compagnon colonel, car il n'a rien à craindre de lui :

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16 - ID., ib. Vers. G. S. t. (source)
Provient de la vers. des Mille et Une Nuits.
I : A, A5 (grand négociant nommé Hebounillet et son domestique Hebounillou), sur le conseil du domestique, ils partent avec toutes leurs marchandises pour les vendre dans un pays lointain, mais le vaisseau qui les portait fait naufrage, chacun ne sauvant qu'un paquet ; D3.
II : A2 (dans un puits), A3 (de 2 hommes), A13 (deux).
III : D (en faisant tisane des feuilles d'un arbre près du puits), asperge des pierres du sang d'un coq : elles se transforment en or, E1.
IV : A, A1, B1, C (comblent le puits, en enterrant Hebounillou).

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17 - ID.,ib. La Ramée et son sac. (source)
(Avec T. 330, cf. Catal. I, p vers. 23).
I : A, A3, A4, C2, C3, C4, D2.
II : A, A3 (tous les cent ans), A6, A5, A7 (animaux viennent lui faire leur rapport), A12
III : A, A3, D, D5, D8, D9, E, B, C1 (trois serpents, au cano E1.
IV : A, A3, en fait son ordonnance. (Continué par le T. 330).

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101 - Ms MILLIEN-DELARUE, Niv. Le Petit Tailleur et le cordonnier (source)
Version non classée dans le catalogue


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18 - R.T.P., XI (1896), 361-363. L'aveugle-né. (FILLEUL-PETIGNY C. de la Beauce et du Perche). (source)
I : C6, D2 (son guide).
II : A , A3, A5, A6, A7, A12.
III : A, A3, B, B1, E, D (avec une herbe), E1
IV : C, C1.

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19 - LUZEL, Veillées bret., 258-281. Cochenard et Turquin. (source)
I : A, A2, A8, A11, C2 (afin de recueillir plus d'aumônes), C4, D, D1, D2.
II : A, A3, A6, A7, A8 (sanglier), A9, A12.
III : A, A3, B (en frappant un rocher avec une racine de l'arbre dont l'écorce lui a rendu la vue), E, D, D3, D4, D5, D8, D9, E, épouse la pauvre fille qui, seule, s'est montrée charitable envers lui quand il est arrivé en mendiant dans ville sans eau.
IV : A, A1, B, B1, B2, C, C1.

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20 - LUZEL, Lég. chré., II, 111-124. Le pont de Londres trois fois plus grand que la Grâce de Dieu. (source)
Rés. in : ID., Veillées bret., 281-284
I : A, A2, A5, B, B2, B3, B4, D3 (en se donnant rendez-vous dans un an sur ce pont).
II : A2 (dans un coffre abandonné), A3, A10, A13 (un).
III : D (l'asperge d'eau bénite), D2, D3, D4, E1.
IV : A, A1, B, B1, C, C2 (l'enlèvent en Enfer).

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21 - CERNY, C. et Lég. Bret., 125-137. Le Baléantour (Le colporteur). (source)
Arr. Pays de Tréguier.
I : A, A5, A10, A11, B, B2, B4, D3.
II : A1, A3, A10, A12.
III : C, C2 (dans jardins du roi d'Espagne), E, D, D5, D9, E1, il écrit au pape que sa servante s'est donnée au diable (c'est le troisième secret).
IV : A, B, B1, C, C2.

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22 - CADIC, Bret. V, 17 sq., n° 2. La Providence est plus grande que la ville de Londres. (source)
I : A, B (l'un compte sur la Prov. de Dieu, l'autre non), D3.
II : A2 (cabane), A3, A10, A13 (deux).
III : Va dire à un avare, contre une forte récompense, où est la clef de son trésor ; D, D2, D3, D4, récupère l'hostie, E1.
IV : A, B1, C, C2.

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23 - Ms G. MASSIGNON, B. Bret. (C. de paysans). Grand-Moine et Petit-Moine.
I : A, A7 (moines), A11, C4, D2.
II : A1, A3 (de 3 personnages), A12.
III : A et A2, A4, C, C1 (crapaud), D, D3, D4 (et depuis toutes les grenouilles coassaient sans arrêt, de sorte que le roi en avait perdu le sommeil ; cf. T. 671), E.
IV : A, B1, Grand-Moine se fait crever les yeux, C, C2

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24 - ID., ib. (C. de teilleurs de lin). Le Petit-Moine et le Grand-Moine.
(Débute par le T. 1535).
Puis :
I : A, A7 (moines), C4, D2.
II : A1, A3, A11, A13 (un).
III : A et A2, A4, E, E1 (!).
IV : A, B1, Grand-Moine se fait crever les yeux, C, C2.

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25 - SEBILLOT, C. Landes et Grèves, 183-191, n° 18 = Rev. Bret Vendée, Anjou, XXII (1899), 292-295. Les deux soldats. (source)
I : A, A3, A4, C2, C3, C4, D1, D2.
II : A, A3, A4, A6, A7, A9, A12, A14
III : A, A3, A6, E, B, B2, E, D, D5, D7, D8, E1.
IV : A, B1, C, C1.

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26 - ORAIN, C. Pays gallo, 268.273. Les deux chiffonniers. (source)
Alt -
I : A, A2, A5, D3.
II : A2 (près d'une maison), A3, A11, A13
III : D, D2 (du sorcier associé aux brigands), D5, D7, D8, E1
IV : A, B1, C (car il rit tout haut), est embauché comme aide de cuisine.

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27 - FELICE, C. Hte-Bret.., 87-100, n° 8. La belle Kévale. (source)
(Avec T 531, cf. ci-dessus, vers. 36 de ce type).
I : A1, A3, A4, C2, C3, C4, D1, D2.
II : A, A3, A4, A8 (singe et tigre), A12, A14.
III : A, A3, trouve sabre et cavale, qui doivent assurer sa fortune. (continué par le T. 531).

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28 - Ms G. MASSIGNON, Ouest 1950, n° 32 (Vendée S.). La Bête à sept têtes.
(Avec T. 303, cf. Catal. I, p. 155, vers. 40) Rés. in MASSIGNON, C. Ouest, p. 256. Alt.
I : Le 7e fils d'un seigneur est un dévoyé ; A1, A8 (voyous), C2, C3, C4, D2.
II : A, A3, A4, A6, A7, A12.
III : A, A3, trouve une cavale et la monte, D, D6 (serpent caché dans un puits d'où il épuise l'eau du monde). (Continué par le T.303).

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29 - PINEAU, C. Poitou, 59-68. La Ramée. (source)
I : A, A3, A4, C2, C4, D1, D2.
II : A, A3, A4, A5, A6, A12, A14.
III : A, A3, B, B2, E, D, D5, D7, E1. (Continué par le T. 559, cf. ci-dessus vers. 5 de ce type).

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30 - ROULEAU, Sologne Bourb., 153-155. Les deux bâcherons, le renard, le loup et le lièvre.
I : A, A7 (bûcherons), C2, C4, D2.
II : A, A3, A5, A6, A8 (lièvre), A12.
III : A, A4, B, B1, E, D1 (à un seigneur), D5, D7, D8, E1 (la fille du seigneur).

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31 - R.T.P., XII (1897), 540-542. L'aveugle. (J. PLANTADIS, Limousin). (source)
I : A1, A7 (2 ouvriers et 1 maquignon), A10, C2, C3, C4, D, D1, D2.
II : A, A3, A4, A5, A6, A12, A14.
III : A, A4, A6, E, B, C1 (crapaud), E, D, D6 (serpent), E1.
IV : A, A3, B, B1, C, C1.

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32 - SEIGNOLLE, C. Guyenne, I, 151-153, n° 27 = ID., Diable, 146-149, n° 73. Le berger et les sorcières. (source)
I : A, A2.
II : A, A3, A10, A13 (un).
III : D (princesse au berceau), D2, le héros fait couler trois gouttes de son sang dans l'oeil droit de la petite princesse, E.
IV : A, B1, C (mais prennent sa voix pour celle de Dieu, et s'enfuient).

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33 - Ms PERBOSC-CEZERAC, n° 57. Les secrets de las bestios. = PERBOSC, C. Gascogne, 66-73, n° 10. Les secrets des bêtes. (source)
I : A, A2, A8, C6, D2.
II : A, A3, A4, A6, A7, A12.
III : A, A3, B, B1, E, D, D5, D7, E1.
IV : A, A1, B, B1, C, C1.

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34 - MAUGARD, Pyrénées, 91-97, n° 12. Le cordonnier et le tailleur. (source)
I : A, A7 (cf. titre), C2, l'un se fait d'abord passer pour aveugle, mais la supercherie est découverte, C4, D, D2.
II : A, A3, A4, A5, A6, A12
III : A, A3, D, D5, D7, A6, B, B1 (en perçant en rocher), E, E1.
IV : A, A1, B1, C, C1.

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35 - Armana Prouv :, 1897, 17-19. Li secrèt di bèstI. (Les des bêtes). (MISTRAL). (source)
I : A13.
II : Coupant du bois dans la forêt, entend conversation A7, A8 (léopard et crocodile), A12.
III : B, B1, D1 (reine d'Espagne), D5, D7, D (par un élixir merveilleux), E1.

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36 - ANDREWS , C. ligures, 55-57, n° 12. Les deux marchands. (source)
I : A, A5, B1, B4, D3.
II : A, A3, A10, A13 (un).
III : D1 (un prince), D6 (poisson), D8, D9, E.
IV : A, B1, C, C3.

Cf. ID., ib., 271-276, n° 57. Le méchant frère : vers. recueillie sur le sol italien (Gênes).

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37 - Ms G. MASSIGNON, Corse 1955. Le pari. (source)
I : A, A2, A6, A11, B1 (A chi travaglia Dio onora) / A ch(i) un travaglia va a malore, — ou l'inverse), B2, B3, B4, D3.
II : A2 (hangar), A3, A10 (fées), A13 (un).
III : D, D10, E.
IV : A, A1, B1, C, C3.

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38 - ID., ib. Benfa et Malfa = Bien-faire et Mal-faire.
I : A, A2, A12 (cf. titre), C, C1, C4, C5, D2.
II : A, A3, A5, A7, A8, A13 (un).
III : A et A2, A3, E1.
IV : A, A1, A2, B. ordonne aux gardes de glisser à M. une cuiller en or dans sa poche, puis de l'arrêter, B. va trouver M. en prison, B, B1, le libère, C, C1.

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39 - ID., ib. L'aveugle et le paralytique.
I : A, A8, C6, D1, D2.
II : A, A3, A5, A7, A8 (aigle et autres), A13 (deux).
III : A, A4, va délivrer une princesse prisonnière d'un ogre en frappant celui-ci avec une branche de l'arbre, E1.
IV : A, A2, B, B1, B2, C, C1.

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40 - GOIZUETA, J. M. de, Leyendas vascongadas, Madrid, 1851, 11-39. Aquelarre. (En esp.).
Très lit.
I : A, A2, A11, C (petits chanteurs errants), D2.
II : A (tronc d'arbre creux, où un ange vient le réconforter), A3, A10, A13 (un).
III : D (fille d'un duc d'Italie), D2, D5 (dans une statue abandonnée), le duc adopte le héros comme son fils.
IV : Le mauvais frère, que travaille le repentir, apprend par une ballade le destin de son frère, C, C2 (jeté par Satan, auquel il a longtemps tenu tête, dans un précipice).

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41 - WEBSTER, Basque Leg., 66-67. The Witches at the Sabbat (Les sorcières au sabbat). (source)
II : A2 (dans un chaufour), A3, A10, A13 (un)
III : D1 (à une femme), D3, D4, D5, E.
IV : B1 (à une bossue) C, C3 (la renvoient à travers ronces et épines).

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42 - ID., ib., 67-68. The Witches and the Idiots. (Les sorcière et les idiots). (source)
T. 1013 se terminant par T. 613 rés. en une phrase : « Ils vont dans la forêt, voient les sorcières, guérissent la princesse que l'un on épouse, et vivent heureux ».

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43 - CERQUAND, Lég. p. basque, IV, 48-52, n° 95. La trahison punie (source)
Est la vers. type reproduite ci-dessus.

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44 - ID., ib., IV, 54, n° 95, 2e vers. Le curieux puni. (source)
I : A, A2.
II : A, A3, A10, A13 (un).
III : D, D2 (sorcier a fait 9 noeuds corde de la cloche, à l'église : le héros les défait), E.
IV : B1, C, C3.

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45 - VINSON, F.L. Basque, 17-20. Les deux muletiers. (source)
I : A, A6, B1 (non précisé), « l'un gagne le pari, mais pas à bon droit, car il avait l'autre », B4, D3.
II : A2 (sous un pont), A3, A10, A13 (un).
III : D1 (à une femme), D3 (du pain bénit), D4, D5, E.
IV : A, B1, C, C2 (le jettent à l'eau).

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46 - BARBIER, Lég. pays basque, 93-96. Le berger fait roI : Artzaina errege.
I : A13.
II : A, A3, A10, A13 (un).
III : D, D2, D6 (tortue), D8 D9 E1.


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74 - POURRAT, Trésor des c., II, 290-300. Le conte du secret des bétes (source)
I : A, A9, A11, A12 (Jean-joli et Jean-rechignant), C4, D2. A, A3, A4, A6, A7, A12, A14.
III : A, A3 (la sève), B, B1, E, D, D5, D7, E1.
IV : A, B, B1, C, C1.

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1001 - --- a) BARBEAU, Canada I, 25-27, n° 1. Les secrets du lion, de l'ours et du loup. = ID., M S.R.C., 470 sq. = ID., Il était, 55 sq. Le secret des animaux (remanié). (source)

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1002 - --- b) S. MARIE-URSULE, Lavalois, 226-228. Le secret des fées. (source)

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1003 - --- c) THÈSE ROY, Gaspésie. La Garnaille. Cf. ID. Litt. or. Gaspésie, 226.

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1004 - --- d) Ms MUS. NAT. Ottawa.
Roy 346 (575). Bas-du-jour et Jacques Cartier. Québec, 1959.

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1005 - --- e) Ms ARCH. F.L.
Québec. — 6 vers.

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1006 - --- f ) CARRIÈRE, Missouri, 209.212, n° 42. P'tsit Pierre l'farmeur.




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Ce conte-type est un des plus répandus dans la tradition eurasiatique, d'où il a essaimé sur le continent américain ; il se rencontre là-bas aussi, de même que sur le sol africain, en quelques versions isolées parmi es populations indigènes (1). Son histoire, d'autre part, est particulièrement vénérable et jalonnée de nombreux repères écrits.

La monographie de Reidar Christiansen (2), bien que remontant à 1916, reste bien utile, et nous aide à sérier les versions françaises. En effet - comme nous l'avons déjà constaté à plusieurs reprises - le matériel français est tel qu'il nous présente, autour d'une forme nettement prédominante, la plupart des autres formes représentées ailleurs, en quelques exemples souvent périphériques ; de sorte que, sur la base concrète des versions de France, nous pouvons faire le tour des variations du thème La raison en est certainement pour une part le fait que la France, si largement entourée de mers, a, de par cette situation et cette configuration géographiques, marqué une étape, ou un arrêt dans le cheminement des traditions orales (3).

R. Christiansen distingue essentiellement deux formes du thème nettement différenciées dans leur épisode introductif : dans l'une, celui-ci est une querelle à propos de nourriture (forme A), dans l'autre il s'agit d'un pari, au contenu plus ou moins théologique (forme B). A vrai dire, la forme A et la forme B pures ne sont représentées en France, l'une et l'autre, que par quelques exemples : forme A (nos motifs I : C, C1) : vers. 5, 10, 38 ; forme B (nos motifs I : B à B4) : vers. 20, 21, 22, 36, 37, 45.

En effet une très forte proportion des vers. françaises constitue un groupe particulier, où les deux protagonistes décident - en général afin de gagner leur vie sans travailler, ou, s'ils sont des mendiants dès le début du conte, afin de recueillir plus d'aumônes, de toutes façons « to arouse the pity of people » (Chr., p. 55) - d'aveugler l'un d'eux, celui-ci pouvant aller, comme dans la première version de Cosquin, jusqu'à « trouver l'idée bonne ». R. Christiansen est d'avis que cette forme ocddentale, « perhaps especially French », dérive de la forme A dont elle constituerait un sous-groupe (4). C'est là que se rangent 17 versions (motifs I : C2, C3, C4 in vers. 2, 4, 8, 9, 11, 13, 15, 17, 19, 25, 27 à 31, 34, 43).

Dans quelques vers. c'est par pure jalousie que le mauvais frère ou compagnon aveugle le héros (motif I : A11 avec I : C4 in vers. 12, 23, cf. 24, 47). Dans un petit groupe, le héros est aveugle de naissance, trait qui peut être dû à une atténuation ultérieure (motif I : C6 in vers. 1, 3, 14, 1 8, 33, 39).

Précisons tout de suite que dans les vers. françaises de la forme du pari (forme B), le héros n'est jamais aveuglé (5), il perd uniquement tout son avoir, le conteur soulignant cependant en général le fait que le mauvais compagnon ne laisse plus rien au héros.

C'est évidemment la présence de deux protagonistes qui caractérise le thème. Là où nous rencontrons trois frères ou trois compagnons, ce trait s'explique par la préférence bien connue de la tradition orale pour l'articulation ternaire, préférence qui s'est manifestée ainsi même dans un récit où le contraste entre les deux personnages aurait dû maintenir forte-ment l'articulation binaire (cf. motif I : A1 in vers. 11, 12, 27, 28, 31).

Dans quelques-unes de nos versions orales s'est maintenu un trait dont nous constaterons tout à l'heure l'archaïcité, celui des noms caractéristiques des deux protagonistes (motif I : A12 in vers. 10 : Loyal et Déloyal, vers. 38 : Benfa et Malfa, et vers. lit. 47).

Dans l'épisode II, la différenciation entre les deux formes A et B se maintient ; comme R. Christiansen le résume p. 112, dans la forme A les étres dont le héros surprend les secrets sont des animaux, dans la forme B ce sont des démons ou des sorciers.

En effet toutes nos vers. A (forme pure et sous-groupe de l'aveuglement « to arouse pity ») connaissent une réunion d'animaux (motifs II : A4 à A8) ; celle-ci caractérise aussi le groupe « cécité de naissance » et deux des quatre vers. « aveuglement par pure jalousie » - bref toutes les vers. où le héros est aveugle, à l'exception de deux de Basse-Bret., assez altérées (vers. 23, réunion de trois personnages non précisés ; vers. 24, réunion de brigands). A l'opposé toutes les versions du pari (forme B pure) connaissent une réunion - qui a parfois les caractères d'un sabbat - d'êtres démoniaques (motif II : A10). Au-delà de ces vers. de la forme
B pure, le motif se rencontre aussi dans quelques autres vers. : une vers. de Guyenne (32), et cinq vers. du Pays Basque (40, 41, 42, 44, 46). Dans aucune de ces versions le héros n'est aveuglé. De par ce motif de la réunion d'êtres démoniaques, ces versions peuvent ainsi être considérées comme relevant de la forme B. Notons que dans toutes - à l'exception cependant de la vers. littérariséE40 - l'antagonisme entre les deux pro-tagonistes a disparu, bien plus dans la vers. 46 le héros est seul : ces altérations peuvent être interprétées comme des signes d'appauvrissement, de mauvaise mémorisation du thème.

Dans deux versions de forme A, l'une de Basse-, l'autre de Haute-Bretagne (vers. 19 et 25), les animaux ne sont en réalité que l'apparence prise par des êtres démoniaques (motif II : A9) - motif intermédiaire qu'avait déjà noté Christiansen (6).

Les animaux sont, dans la presque totalité des versions caractérisées par la réunion d'animaux, au nombre de trois (25 vers. sur 30) ; ce sont en général l'ours, le renard et le loup, c'est-à-dire les animaux, comme le remarque fort justement R. Christiansen (7), les plus courants dans nos forêts. A l'un de ces trois se substitue assez fréquemment le lion (motif A7 in 14 vers.), en sa qualité de roi des animaux. Alors que les animaux sont dans d'autres régions européennes des oiseaux, et particulière-ment des corbeaux (8), une seule vers. française connalt, dans la réunion des animaux, un aigle (vers. 39).

Les secrets entendus sont, dans une forte proportion, au nombre, trois (motif II : A12 in 26 vers.), ce motif des trois secrets étant presque toujours (soit dans 25 sur 27 vers.) lié au motif de la réunion des animaux (et partant à la forme A et aux sous-groupes en dérivant). Les démons ou sorciers par contre semblent de préférence ne raconter qu'un seul secret Des 7 vers. de la forme B pure, 5 ne connaissent effectivement qu'un ssul secret, deux vers. ayant cependant amené ce nombre à 2 (vers. 22), voire même à 3 (vers. 21). Il s'agit toutefois, dans l'un et l'autre cas, dans ces secrets supplémentaires, de traits tout à fait particuliers.

Si dans les versions avec aveuglement, l'un des secrets concerne nécessairement le moyen de recouvrir la vue, ce secret ne peut trouver sa place dans les vers. (françaises) de la forme B, où, comme nous l'avons constaté, le héros n'est jamais aveuglé. Notons en passant que la guérison par la rosée, fréquente dans les vers. du Nord de l'Europe et particulièrement dans les versions danoises (9), ne se rencontre que trois fois en France (deux fois en Lor., une fois en Niv :).

Si l'on considère l'ensemble des versions, le secret de la guérison de la princesse (parfois d'une autre personne), commun aux deux formes A et B, est sans contredit le plus fréquent, étant nécessaire au déroulement du récit vers le happy end (épis. III : D à D10 in 40 vers., auxquelles on peut ajouter 3 vers. avec le motif III : A2). Cette guérison est souvent liée à un crapaud (motif III : D5 in 21 vers. ; cf. aussi vers. 22 et 23), crapaud qui a pu avaler une hostie (du pain bénit) jetée par la malade (motifs III : D3 et D4 in vers. 22, 23, 41, 45). Christiansen voit dans cet épisode un reflet de représentations liées au Moyen-Age chrétien (10),

Ce conte, disions-nous, a un passé très vénérable. Dans sa monographie, Christiansen aboutissait à la conclusion que son origine devait se trouver en Inde, où il relevait son existence, ou du moins celle de ses épisodes essentiels, dans diverses oeuvres écrites (Kathakoça, Pancatantra, Katasaritsagara). Depuis, cependant, on a noté l'existence de parallèles, du moins partiels, de notre récit, à des époques beaucoup plus reculées. Nous les rappelons à la suite de Paul Delarue : un conte chinois du IIIe siècle, Histoire de Fait bien et Fait mal (Le frère aveuglé) (11) un conte de l'Egypte ancienne, remontant à la XIXe dynastie, soit env. au XIIIe siècle avant J.-C., Vérité et Mensonge ou Le frère aveuglé par fausseté (12).

Rappelons — puisque l'une de nos versions nivernaises (vers. 16) en dérive nettement — que le thème se trouve dans les Mille et Une Nuits (13). Plusieurs versions écrites jalonnent aussi le Moyen Age occidental.

Christiansen, qui essaye de retrouver les cheminements de la tradition orale par l'analyse comparative des différents oecotypes régionaux, résume ses conclusions comme suit (14) : La forme A, qui est la forme populaire du conte, conte, a pénétré en Europe par l'intermédiaire du monde slave (from the Slavonic tale-world), d'où elle a gagné vers l'ouest et vers le nord. La forme B, dont l'origine semble être littéraire, et qui serait venue en Europe par l'intermédiaire de la tradition hébraïque (15), s'est propagée à la fois, en direction de l'Ouest, vers l'Italie et l'Espagne, et en direction de l'Est, vers la Russie et au-delà. Dans les régions où les deux courants interfèrent, les versions s'empruntent réciproquement des épisodes françaises, pour une part, au voisinage de l'Italie (Provence et Corse)s

Voyons, à la lumière de ces conclusions, la localisation de nos versions françaises, d'abord de nos versions de forme B. Elles se localisent effectivement, pour une part, au voisinage de l'Italie (Provence et Corse) et de l'Espagne (Pays Basque) ; restent cependant 3 versions de Basse-Bretagne. Christiansen qui n'en connaissait qu'une (vers. 20), l'expliquait par des relations maritimes entre l'Espagne et la Bretagne (16).

Notons que, même dans ces régions périphériques, nous ne sommes pas en présence de zones homogènes de la forme B ; en effet ces versions B coexistent soit avec des versions à motifs intermédiaires (tel le motif II : A9 signalé ci-dessus dans les versions bretonnes 19 et 25, au voisinage des vers. B20, 21, 22), soit avec des vers. A : telle notre vers. type, bien conforme à la forme prédominante en France (aveuglement dans le but de ne pas travailler et d'apitoyer les passants — réunion de trois animaux disant trois secrets : recouvrement de la vue, fin du manque d'eau, guérison d'une princesse), provenant pourtant du Pays Basque où toutes les autres versions se rattachent à la forme B par le motif de la réunion d'êtres démoniaques, l'une (vers. 95) s'y rattachant en plus par l'épisode introductif du pari.

Les versions françaises se rattachant à la forme A, Christiansen les voit localisées dans la partie septentrionale de la France, et les considère comme étant l'aboutissement d'un courant venu de l'Est (17). Si sur le premier point, nous ne pouvons lui donner raison que cum grano salis, le second point ne devrait pas soulever d'objection.

Nous pouvons conclure, avec St. Thompson, que ce type 613 « does illustrate nearly every problem that concerns the student of a tale » (18). D'où l'ampleur exceptionnelle donnée à ces commentaires.


(1) St. THOMPSON, The folktale, 80-81.

(2) Reidar Th. CHRISTIANSEN, The Tale of the Two Travellers or the Blinded Man. A Comparative Study. Hamina 1916, FFC n° 24. L'Auteur a analysé, dans cette monographie, 13 versions françaises (vers. de Bretagne, de la Riviera et du Pays Basque comprises).

(3) Cf. R. CHRISTIANSEN, op. cit., 166-167 : « ...the French variants marking, as far as out variants show, the bounds of our tale to the west ».

(4) Ib., p. 55.

(5) La seconde vers. du recueil d'ANDREWS, recueillie sur la Riviera italienne, associe par contre l'épis. du pari à celui de l'aveuglement.

(6) P. 65 et 69.

(7) P. 66.

(8) Ib., p. 67.

(9) lb., p. 78 et 177.

(10) lb., p. 83.

(11) Cf. Ed. CHAVANNES et Sylvain LÉVY, Contes et légendes du bouddhisme chinois, Paris, 1921, (Coll. Les Classiques de l'Orient, IV) p. 23-62. Cité par Delarue, in PERBOSC, C. Gasc., 254.

(12) Cf. Gustave LEFEBVRE, Romans et contes égyptiens de l'époque pharaonique, Paris, 1949, n° XII, p. 159-168. (c. r. par P. Delarue in : Le Mois d'ethnographie française, Paris, nov : 1950, p. 103).

(13) Cf. CHAUVIN, Bibl., V, 11-13, n° 8: Abou niyyatine et Abou niyyataïni ; V, 13-14, n° 9 et V, 14-15 (n° 158).

(14) P. 175.

(15) Cf. CHRISTIANSEN, op. cit., p. 133 ss.

(16) ID., ib., p. 167.

(17) ID,, ib., p. 168.

(18) THOMPSON, The folktale, p. 81.

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2001 - St. THOMPSON, The folktale, 80-81. (source)
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